Hulot « toujours très inquiet » sur des traités comme le Ceta
Nicolas Hulot a déclaré vendredi sur Europe 1 qu'il était "toujours très inquiet sur des traités comme le Ceta" qui "au lieu de...

Hulot « toujours très inquiet » sur des traités comme le Ceta

Nicolas Hulot a déclaré vendredi sur Europe 1 qu'il était "toujours très inquiet sur des traités comme le Ceta" qui "au lieu de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Nicolas Hulot a déclaré vendredi sur Europe 1 qu'il était "toujours très inquiet sur des traités comme le Ceta" qui "au lieu de nous protéger nous exposent".

Le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, qui suscite la contestation persistante des ONG et de certaines organisations professionnelles, est entré en application provisoire jeudi dans sa quasi-totalité.

"J'étais très inquiet - et je le suis toujours - sur des traités comme le Ceta qui sont des traités qui, au lieu de nous protéger, nous exposent", a dit le ministre de la Transition écologique et solidaire.

Nicolas Hulot a rappelé avoir été "à l'origine d'une commission qui précise, valide ou infirme les risques que nous soupçonnions". "Ces risques ont été bien identifiés, ce qui prouve que nous avions raison les uns et les autres d'être inquiets".

Mais "le processus était tellement lancé qu'à moins d'avoir vraiment un incident diplomatique que nous ne souhaitons pas avec le Canada, c'était difficile" (ndlr: d'empêcher l'entrée en vigueur de l'accord).

"Pour autant, il y a les Belges qui ont saisi la Cour européenne et puis il y aura le Parlement qui devra le ratifier" , a-t-il poursuivi.

"Maintenant que l'on a identifié tout cela, maintenant que ce traité est mis sous surveillance, on va regarder les étapes d'après".

L'entrée en vigueur du Ceta est "une leçon pour l'avenir", selon lui. "Il ne faut plus de traité qui soit en contradiction avec nos objectifs".

"L'Europe, pas à pas, érige des règles environnementales et sociales. Ces traités qui ne sont pas des traités de justes échanges mais des traités de libre échange au mauvais sens du terme, il faut dorénavant être beaucoup plus vigilant" à leur égard, a-t-il estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le