Ian Brossat explique sa proposition de « clause de non-régression sociale »
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Ian Brossat, chef de file du parti communiste aux élections européennes, explique sa proposition de « clause de non-régression sociale ».

Ian Brossat explique sa proposition de « clause de non-régression sociale »

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Ian Brossat, chef de file du parti communiste aux élections européennes, explique sa proposition de « clause de non-régression sociale ».
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’était hier soir le premier grand débat entre les douze têtes de liste pour les élections européennes. Les échanges, parfois cacophoniques, ont vu émerger des propositions de la part des candidats. « On doit pouvoir dire non aux reculs sociaux » a affirmé Ian Brossat sur France 2 en évoquant l’idée d’une clause de non-régression sociale.

Ce matin, pour défendre cette idée, le candidat du PCF prend exemple sur la fermeture des petites lignes : « Depuis l’après seconde Guerre mondiale, la France s’est dotée d’un secteur public puissant avec des entreprises publiques qui disposaient d’un monopole dans un certain nombre de secteurs comme l’énergie ou le ferroviaire. L’Union européenne nous a forcés à les mettre en concurrence. C’est le cas du quatrième paquet ferroviaire qui fait que nous allons devoir fermer beaucoup de petites lignes non rentables. »

Ian Brossat pointe du doigt la mise en concurrence et voudrait pouvoir s’y opposer grâce à cette clause : « Notre système va se dégrader à cause de la mise en concurrence. Nous devrions pouvoir dire que nous avons un système qui marche, que nous ne voulons pas mettre en concurrence et opposer cette clause de non-régression sociale. »

Il conclut : « L’Union européenne doit accepter qu’il puisse y avoir, dans notre espace, des modèles économiques différents. L’Union européenne veut imposer un moule libéral qui ne correspond pas à la tradition de la France. »

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le