Ian Brossat explique sa proposition de « clause de non-régression sociale »
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Ian Brossat, chef de file du parti communiste aux élections européennes, explique sa proposition de « clause de non-régression sociale ».

Ian Brossat explique sa proposition de « clause de non-régression sociale »

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Ian Brossat, chef de file du parti communiste aux élections européennes, explique sa proposition de « clause de non-régression sociale ».
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’était hier soir le premier grand débat entre les douze têtes de liste pour les élections européennes. Les échanges, parfois cacophoniques, ont vu émerger des propositions de la part des candidats. « On doit pouvoir dire non aux reculs sociaux » a affirmé Ian Brossat sur France 2 en évoquant l’idée d’une clause de non-régression sociale.

Ce matin, pour défendre cette idée, le candidat du PCF prend exemple sur la fermeture des petites lignes : « Depuis l’après seconde Guerre mondiale, la France s’est dotée d’un secteur public puissant avec des entreprises publiques qui disposaient d’un monopole dans un certain nombre de secteurs comme l’énergie ou le ferroviaire. L’Union européenne nous a forcés à les mettre en concurrence. C’est le cas du quatrième paquet ferroviaire qui fait que nous allons devoir fermer beaucoup de petites lignes non rentables. »

Ian Brossat pointe du doigt la mise en concurrence et voudrait pouvoir s’y opposer grâce à cette clause : « Notre système va se dégrader à cause de la mise en concurrence. Nous devrions pouvoir dire que nous avons un système qui marche, que nous ne voulons pas mettre en concurrence et opposer cette clause de non-régression sociale. »

Il conclut : « L’Union européenne doit accepter qu’il puisse y avoir, dans notre espace, des modèles économiques différents. L’Union européenne veut imposer un moule libéral qui ne correspond pas à la tradition de la France. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le