Ian Brossat explique sa proposition de « clause de non-régression sociale »
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Ian Brossat, chef de file du parti communiste aux élections européennes, explique sa proposition de « clause de non-régression sociale ».

Ian Brossat explique sa proposition de « clause de non-régression sociale »

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Ian Brossat, chef de file du parti communiste aux élections européennes, explique sa proposition de « clause de non-régression sociale ».
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’était hier soir le premier grand débat entre les douze têtes de liste pour les élections européennes. Les échanges, parfois cacophoniques, ont vu émerger des propositions de la part des candidats. « On doit pouvoir dire non aux reculs sociaux » a affirmé Ian Brossat sur France 2 en évoquant l’idée d’une clause de non-régression sociale.

Ce matin, pour défendre cette idée, le candidat du PCF prend exemple sur la fermeture des petites lignes : « Depuis l’après seconde Guerre mondiale, la France s’est dotée d’un secteur public puissant avec des entreprises publiques qui disposaient d’un monopole dans un certain nombre de secteurs comme l’énergie ou le ferroviaire. L’Union européenne nous a forcés à les mettre en concurrence. C’est le cas du quatrième paquet ferroviaire qui fait que nous allons devoir fermer beaucoup de petites lignes non rentables. »

Ian Brossat pointe du doigt la mise en concurrence et voudrait pouvoir s’y opposer grâce à cette clause : « Notre système va se dégrader à cause de la mise en concurrence. Nous devrions pouvoir dire que nous avons un système qui marche, que nous ne voulons pas mettre en concurrence et opposer cette clause de non-régression sociale. »

Il conclut : « L’Union européenne doit accepter qu’il puisse y avoir, dans notre espace, des modèles économiques différents. L’Union européenne veut imposer un moule libéral qui ne correspond pas à la tradition de la France. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Ian Brossat explique sa proposition de « clause de non-régression sociale »
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le