« Il est hors de question de revenir sur le financement même de notre système de retraites », rappelle Xavier Iacovelli

Le sénateur macroniste, allié du gouvernement de François Bayrou, salue la déclaration de politique générale « équilibrée » du Premier ministre. Pour Xavier Iacovelli, les propositions formulées par le chef du gouvernement « respectent toutes les sensibilités », y compris au sujet de la réforme des retraites.
Rose-Amélie Bécel

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Ce 14 janvier, François Bayrou prononçait sa déclaration de politique générale devant les députés. Au Sénat, c’est la ministre de l’Education nationale et ancienne Première ministre Elisabeth Borne qui s’est exprimée, reprenant mot pour mot le discours du chef du gouvernement.

Une déclaration « équilibrée, qui respectait toutes les sensibilités », salue Xavier Iacovelli. « Le Premier ministre a parlé de la reprise du travail sur la fin de vie, qui est un texte très important pour le parti présidentiel, de la question de la proportionnelle et du cumul des mandats, qui est un marqueur fort notamment pour la droite sénatoriale », énumère le sénateur macroniste, « tout le monde a pu retrouver ses petits dans la déclaration du Premier ministre, c’est une méthode de concertation qui est nécessaire. »

« Oui à une négociation avec les partenaires sociaux pour améliorer le système, dans un équilibre financier qui doit être maintenu »

Sur la question des retraites, au cœur des négociations de ces derniers jours entre le gouvernement et la gauche pour éviter la censure du gouvernement Bayrou, Xavier Iacovelli se dit satisfait. Devant les députés, le Premier ministre a en effet annoncé l’ouverture d’une « mission flash » auprès de la Cour des comptes pour étudier « l’état actuel et précis du financement du système » des retraites. Une fois cette mission conduite, les partenaires sociaux auront trois mois pour aboutir à un nouvel accord « d’équilibre et de meilleure justice ».

En cas de succès des négociations, une nouvelle réforme sera soumise aux parlementaires. Mais le Premier ministre n’a pas annoncé sa suspension le temps des négociations, demande formulée par les partis du Nouveau Front populaire. Xavier Iacovelli accueille favorablement ce retour des négociations : « Nous avons toujours dit que nous étions ouverts sur la question de la pénibilité, des carrières longues, de l’employabilité des seniors. »

Pour le sénateur, en revanche, il est « hors de question de revenir sur le financement même de notre système de retraites ». « Oui à une négociation avec les partenaires sociaux pour améliorer le système, mais dans un équilibre financier qui doit être maintenu », estime Xavier Iacovelli.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le