« Il faut que la grande distribution et les entreprises respectent les agriculteurs et achètent le prix qui correspond » déclare Didier Guillaume
Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture s’est défendu de ne pas suffisamment agir en faveur des agriculteurs. Il a renvoyé la responsabilité à « la grande distribution et aux entreprises » dans le non-respect des coûts de production des agriculteurs.

« Il faut que la grande distribution et les entreprises respectent les agriculteurs et achètent le prix qui correspond » déclare Didier Guillaume

Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture s’est défendu de ne pas suffisamment agir en faveur des agriculteurs. Il a renvoyé la responsabilité à « la grande distribution et aux entreprises » dans le non-respect des coûts de production des agriculteurs.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Lors des questions d’actualité au gouvernement, le ministre de l’Agriculture et de l’alimentation a été interpellé par Daniel Gremillet sur la loi Egalim censée améliorer la situation dramatique des agriculteurs et qui pour le sénateur (LR) n’a fait naître que des espoirs.

Didier Guillaume s’est défendu en estimant que les États généraux s’étaient conclus « par une décision unanime, de l’ensemble du monde agricole, des industries agroalimentaires, des entreprises de transformation, des coopératives et des responsables politiques, pour dire qu’il fallait changer la façon de faire. Et la première chose qu’il fallait changer c’était le prix payé aux agriculteurs. »

Le ministre de l’Agriculture renvoie la balle à la grande distribution et aux entreprises : « Toutes les filières sont dans les mêmes conditions. [Elles] veulent [toutes] que le coût de production qu’[elles] ont elles-mêmes fixé soit respecté. Ce n’est pas le gouvernement qui le fait respecter, c’est le marché (…) Ce sont les coopératives qui achètent le lait, ce n’est pas le gouvernement. C’est la grande distribution qui achète les produits, ce n’est pas le gouvernement et c’est la raison pour laquelle nous en sommes à plus de 3000 contrôles de la DGCCRF [la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes - NDLR]. Il en reste 2000 à faire. Nous prendrons encore plus de sanctions s’il le faut. Il faut que la grande distribution et les entreprises respectent les agriculteurs et achètent le prix [qui]correspond ».

Mardi 22 octobre, des agriculteurs se sont mobilisés et se sont rassemblés devant les préfectures, exprimant leur ras-le-bol devant l’agribashing, la guerre des prix  et en ont appelé au Président de la République.

Partager cet article

Dans la même thématique

EU–Italy-Migrants-Court
5min

Politique

Centres de migrants à l’étranger, expulsions, détention… que contient le nouvel accord de l’UE sur le durcissement de sa politique migratoire ?

Les députés européens et les États membres ont abouti ce lundi à un compromis sur un durcissement inédit des règles migratoires de l’UE, symbolisé par l’autorisation des centres de migrants délocalisés hors du continent. L’accord prévoit aussi de faciliter les expulsions, deux après le vote du Pacte Asile et Migration, que la France n’a toujours pas transposé dans sa loi.

Le

« Il faut que la grande distribution et les entreprises respectent les agriculteurs et achètent le prix qui correspond » déclare Didier Guillaume
3min

Politique

Défense : la loi de programmation militaire « nécessaire » pour se préparer au mieux à « la possibilité d’un choc », affirme le général Olivier Kempf 

Invité de la matinale de Public Sénat, le général Olivier Kempf, a détaillé les priorités auxquelles la loi de programmation militaire tente de répondre. Ce dernier y voit un renforcement des capacités françaises jugé impératif pour répondre aux évolutions géostratégiques du monde contemporain.

Le