« Il faut que Narcisse quitte le pouvoir » : Christophe Gomart demande la démission d’Emmanuel Macron

Invité de notre matinale, le général Gomart a estimé que s’il était à la place d’Emmanuel Macron, il démissionnerait pour « redonner un souffle à la France. » L’eurodéputé LR est aussi revenu sur le réarmement européen qui va nécessairement prendre du temps, a expliqué l’ancien directeur du renseignement militaire.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Un an après l’annonce de la dissolution par Emmanuel Macron, l’eurodéputé LR Christophe Gomart continue de penser qu’Emmanuel Macron a commis « une erreur. » Malgré la bonne place que s’est taillée LR dans le gouvernement de François Bayrou, le général Gomart continue de demander la démission d’Emmanuel Macron, « pour donner un nouveau souffle » à la France. « On paye encore les conséquences de la dissolution : la France est déstabilisée, elle pèse moins à l’international. Avec ses petites phrases, Emmanuel Macron fait le show, mais il faut que Narcisse quitte le pouvoir. Ça donnera la possibilité aux Français de revoter pour un président et redonner un nouvel élan à la France », développe Christophe Gomart.

Le « vent d’espoir » soulevé par Bruno Retailleau

Dans ce scénario, LR serait prêt à rentrer dans l’arène, sous la direction de Bruno Retailleau. « Il pourrait être candidat à la présidentielle. C’est un homme décidé et on voit bien le vent d’espoir qu’il a soulevé en étant candidat à la présidence des LR. Beaucoup attendent un homme d’Etat droit, pour lequel la valeur de l’ordre compte. La France en a marre de cette chienlit que l’on a pu voir après le match du PSG », a expliqué l’eurodéputé à propos du ministre de l’Intérieur.

« Le lendemain du match, nos collègues européens nous demandaient ce qu’il se passait en France. Il y a une volonté de certains d’amener une révolution, de détruire le pays. Pour y répondre, le pouvoir s’est lié les mains. Il faut revoir des lois, voire la Constitution, pour redonner du pouvoir au pouvoir », a poursuivi Christophe Gomart.

Des coupes budgétaires pour investir dans la Défense

Alors que le secrétaire général de l’OTAN proposera une cible de 5 % du PIB pour les dépenses de Défense lors du prochain sommet de la Haye, l’ancien directeur du renseignement militaire estime que l’Europe doit « se reprendre en main », mais que ces 5 % sont un objectif lointain : « Peu de pays sont à 5 % du PIB, nous, on tutoie les 2 %. Il faut se diriger vers cette cible et il va falloir faire des coupes budgétaires pour y arriver. Dans les discours c’est une rupture, mais il faut du temps. Une armée ça se construit à long terme, sur cinq ou dix ans. »

Au sein de cette dynamique européenne, « la France a la chance d’avoir une armée opérationnelle et aguerrie », mais « elle ne dispose pas suffisamment de chars, d’avions et de bateaux », analyse Christophe Gomart. « C’est là que la France doit investir plus », ajoute-t-il en évoquant une « culture de défense » qui pourrait être développée par un « service militaire volontaire. »

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le