« Il faut que nous sortions du marché européen de l’électricité », plaide Aurélien Pradié
Le député LR Aurélien Pradié estime qu’il faut sortir « immédiatement » du système de calcul européen de l’électricité, et mettre un terme aux échanges sur les marchés de cette énergie.

« Il faut que nous sortions du marché européen de l’électricité », plaide Aurélien Pradié

Le député LR Aurélien Pradié estime qu’il faut sortir « immédiatement » du système de calcul européen de l’électricité, et mettre un terme aux échanges sur les marchés de cette énergie.
Guillaume Jacquot

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Aurélien Pradié est quasiment aux premières loges de la crise que traversent de nombreux artisans face à l’envolée des prix de l’électricité. Son frère est boulanger. Et la récente annonce d’un tarif garanti de 280 euros par mégawattheure accordé aux très petites entreprises ne le rassure pas vraiment. Selon le député LR du Lot, les TPE sont « très loin » d’être sauvées. « La renégociation [des tarifs] va nous poser des problèmes majeurs », a considéré le parlementaire, ce 9 janvier dans Audition publique, l’émission hebdomadaire de Public Sénat, LCP-AN, en partenariat avec Le Figaro Live.

Le secrétaire général de LR se montre tout aussi sceptique sur le financement, assumé à la fois par l’Etat et par les fournisseurs d’énergie. « C’est une blague le cofinancement […] Le boulanger va payer la facture et va payer l’impôt qui va avec. »

Pour résoudre la crise, Aurélien Pradié rêve alors de « mesures radicales ». « Il faut que nous sortions du marché européen de l’électricité. Le système de calcul de l’électricité est invraisemblable », s’est-il exclamé. « On casse nos accords, on est en est parfaitement capables. Cela peut nous permettre d’avoir demain des accords bilatéraux avec les pays voisins. »

Le député gaulliste veut en parallèle que l’électricité ne soit plus un produit spéculatif, à l’image de l’eau. « Je souhaite que nous sortions du marché boursier, oui c’est une manière de nationaliser, mais je n’ai pas de problème avec ça », a-t-il assuré.

Au cours de l’émission, à laquelle participait également le sénateur Pierre Laurent (PCF), Aurélien Pradié s’est donc découvert des points communs avec les parlementaires communistes, sur ce chapitre. « Il y a convergence, mais sûrement parce qu’historiquement, on a fait partie de ceux qui ont fondé, les gaullistes et les communistes, la souveraineté énergétique de notre pays », a-t-il expliqué.

À cet allié inattendu, l’ancien secrétaire national du parti communiste a demandé d’aller convaincre le groupe LR du Sénat. Ce jeudi, le Sénat examinera une proposition de résolution du groupe communiste « proposant au gouvernement de sortir le système électrique des mécanismes concurrentiels ».

À lire aussi » Emmanuel Macron demande la renégociation des contrats d’électricité « excessifs » pour les TPE : les sénateurs dubitatifs

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