« Il faut s’approcher aussi près que possible de l’union nationale », prône François Bayrou
Le président du Modem a été reçu par le président de la République qui a convié l’ensemble des chefs de partis politiques après le camouflet des législatives. Le maire de Pau plaide pour implication des différentes politiques et appelle les oppositions à être responsables pour « faire ce que les citoyens attendent de nous ».

« Il faut s’approcher aussi près que possible de l’union nationale », prône François Bayrou

Le président du Modem a été reçu par le président de la République qui a convié l’ensemble des chefs de partis politiques après le camouflet des législatives. Le maire de Pau plaide pour implication des différentes politiques et appelle les oppositions à être responsables pour « faire ce que les citoyens attendent de nous ».
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Par Héléna Berkaoui

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« Il y a eu un message du pays très fort, à certains égards violent », observe François Bayrou après la déroute de la majorité présidentielle aux législatives. Le président du Modem s’est entretenu avec le chef de l’Etat dans le cadre d’une consultation de l’ensemble des chefs de partis politiques à l’Elysée. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, et le président des Républicains, Christian Jacob, ont été reçus plus tôt dans la journée.

Avec la perte de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, l’exécutif va devoir nouer des accords avec les différentes forces en présence pour faire voter les lois. Une situation inédite dans l’histoire de la Ve République.

« Devant les difficultés très grandes qui nous attendent, il faut s’approcher aussi près que possible de l’union nationale », prône le maire de Pau qui appelle chacun à « se sentir une part de responsabilité dans ce qui vient » et à « prendre ses responsabilités face à la situation ».

« C’est en travaillant le plus possible ensemble que l’on réussira à faire ce que les citoyens attendent de nous »

« C’est en travaillant le plus possible ensemble, dans des débats respectueux et ouverts, même s’ils sont chauds, que l’on réussira à faire ce que les citoyens attendent de nous », juge François Bayrou.

Cette union nationale reste pour le moment très théorique. « Je sais très bien qu’il y a des forces politiques qui n’ont pas envie d’appartenir à un seul ensemble mais même en étant différents et même en étant divergents, on peut être responsables », plaide-t-il.

Concernant le caractère républicain de cette union nationale qu’il appelle de ses vœux, François Bayrou a tenté de clarifier son propos. Être républicain, c’est respecter « des valeurs qui interdisent un certain nombre d’attitudes qui consistent à exclure des gens de la communauté nationale en fonction de leur origine » et respecter « la pratique de la vérité dans les institutions ».

Est-ce à dire qu’un parti comme celui du Rassemblement national ne pourrait prétendre à intégrer cette union nationale ? Cette question fait déjà débat au sein de la majorité dont certains membres se disent prêts à travailler avec le RN sur certains textes.

Après sa rencontre avec Emmanuel Macron, le président du Modem juge que ce dernier « est parfaitement conscient de ce qu’il s’est passé, il cherche lui-même le meilleur chemin pour que cette séquence électorale soit utile au pays pour l’avenir ». D’après lui, le chef de l’Etat trouverait même la situation « stimulante ».

 

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