« Il faut trouver un moyen de travailler avec les socialistes », défend Hervé Marseille

Le président du groupe centriste au Sénat se félicite que les députés socialistes aient renoncé à censurer le gouvernement de François Bayrou sur le vote du budget 2025. Hervé Marseille plaide maintenant pour aller « plus loin », avec la conclusion d’un « contrat sur plusieurs mois » entre le PS et le gouvernement.
Rose-Amélie Bécel

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« Pourvu que ça dure ! » Les socialistes ont décidé en début de semaine de ne pas censurer le gouvernement Bayrou, lors de l’examen de la motion de censure déposée par La France insoumise sur le budget 2025. Une décision qui réjouit le président du groupe centriste au Sénat, Hervé Marseille, qui salue « l’esprit de responsabilité » des députés PS.

Le président de l’UDI demande maintenant à ses homologues du PS d’aller « plus loin » : « Il faudrait avoir une sorte de contrat sur plusieurs mois, pour savoir quelles sont les lignes rouges et comment on peut gouverner, plutôt que d’être dépendants du quotidien en se demandant combien de temps cela va tenir. »

Motion de censure « spontanée » du PS : « On joue avec le feu »

L’idée d’un rapprochement avec les socialistes séduit aussi au sein du gouvernement. Dans un entretien au Figaro, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation François Rebsamen dit espérer « que la majorité s’élargira à une gauche sociale-démocrate », après le vote du budget.

Pour Hervé Marseille, l’idée n’est tout de même pas d’élargir le socle commun sur la gauche. « La gauche socialiste a sa personnalité, son électorat et je respecte ses différences. Mais on peut être les uns dans l’opposition, les autres au gouvernement, et tous se dire que la France a besoin d’un gouvernement et de perspectives de stabilité pour ses entreprises, pour les investissements, pour le quotidien », tempère le sénateur.

Le Parti socialiste n’a toutefois pas dit son dernier mot en matière de censure. Les députés du groupe entendent en effet déposer une motion de censure « spontanée », pour manifester son désaccord avec le Premier ministre, notamment après son utilisation de l’expression « submersion » migratoire, lors d’une interview sur LCI à la fin du mois de janvier. « On joue avec le feu », dénonce Hervé Marseille, « on ne peut pas tous les jours remettre en question ce qu’il s’est passé la veille ».

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