« Il n’y a aucune ambiguïté, nous sommes contre la GPA » affirme Aurore Bergé
En plein débat sur la loi bioéthique, la porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée a réaffirmé les positions du gouvernement et de la majorité. Cette nuit, l’Assemblée a voté un amendement LREM visant à reconnaître automatiquement la filiation d’enfants nés de GPA à l’étranger.

« Il n’y a aucune ambiguïté, nous sommes contre la GPA » affirme Aurore Bergé

En plein débat sur la loi bioéthique, la porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée a réaffirmé les positions du gouvernement et de la majorité. Cette nuit, l’Assemblée a voté un amendement LREM visant à reconnaître automatiquement la filiation d’enfants nés de GPA à l’étranger.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il faut le redire clairement aux Français, la GPA n'est pas dans le projet de loi bioéthique, ce n'est pas un projet caché de la majorité » assène Aurore Bergé, députée des Yvelines. Cette nuit pendant l’examen de la loi bioéthique, les députés ont voté un amendement actant qu’un enfant issu de gestation par autrui, né à l’étranger, soit reconnu automatiquement comme l’enfant du couple qui fait appel à cette pratique. Une position qui n’est pas défendue par la porte-parole du groupe LREM : « Il n'y a aucune ambiguïté sur la position du gouvernement et sur celle de la majorité : nous sommes contre la GPA. »

Pourtant cet amendement, présenté par le député LREM Jean-Louis Touraine, a été adopté à une voix près contre l’avis du gouvernement. « Nous n’étions pas assez nombreux, ni de la majorité ni de l’opposition. Nous étions 30 » déplore Aurore Bergé. « De manière à ce qu'il n'y ait aucune ambiguïté, nous avons demandé une deuxième délibération. À la fin de l’examen du texte, on revotera donc spécifiquement sur cet amendement ».

La GPA « ne doit pas exister dans notre pays »

 La porte-parole du groupe LREM ne compte pas transiger sur l’autorisation de la GPA en France, et regrette un amendement qui légalise  une « transcription automatique » de la filiation : « Ça veut dire qu'on efface l'acte, comme s’il n'y avait jamais eu de GPA, comme si cette femme qui a porté un enfant pendant neuf mois n'avait jamais existé ».

Interrogée sur les manifestations anti PMA et anti GPA de dimanche, la députée répond que la loi bioéthique n’est pas « un camp contre un autre ». « Nous, notre conviction, c'est qu'il est légitime que la PMA puisse être ouverte à toutes les femmes, quelles que soient leurs orientations sexuelles et leur statut matrimonial. Par contre, on a aussi dit qu'une loi bioéthique était une loi qui posait des interdits. C'est le cas de la GPA, on considère qu'elle ne doit pas exister dans notre pays"

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
6min

Politique

Affaire Lyhanna : la proposition d’une peine de perpétuité pour les violeurs en série, laisse perplexe le monde judiciaire

A l’issue d’une réunion de crise avec plusieurs ministres sur les dysfonctionnements qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, le chef du gouvernement Sébastien Lecornu a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série sur mineurs, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement. La proposition est difficilement applicable pour les magistrats et avocats.

Le