« Il ne faut pas oublier qu’une guerre peut en cacher une autre », alerte Dominique de Villepin
Cette semaine, dans une émission spéciale « Ici l’Europe », l’ancien Premier ministre nous livre son analyse du conflit russo-ukrainien et met en garde des conséquences d’un ordre mondial bouleversé par la guerre, avec un « sentiment anti-occidental » exacerbé.

« Il ne faut pas oublier qu’une guerre peut en cacher une autre », alerte Dominique de Villepin

Cette semaine, dans une émission spéciale « Ici l’Europe », l’ancien Premier ministre nous livre son analyse du conflit russo-ukrainien et met en garde des conséquences d’un ordre mondial bouleversé par la guerre, avec un « sentiment anti-occidental » exacerbé.
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Après un an de guerre en Ukraine, Dominique de Villepin exhorte les Européens à reprendre la main sur le terrain diplomatique et à ne pas se laisser enfermer dans un autre affrontement.

« Derrière ce conflit entre l’Ukraine et la Russie, il y a aussi la confrontation entre la Chine et les États-Unis, qui est un élément important à prendre en compte. Parce qu’on le voit bien à Moscou, on l’a vu lors du discours de Vladimir Poutine devant la Nation russe, il y a le souci de transformer cette guerre avec l’Ukraine à une confrontation entre la Russie et l’occident, d’aviver ce sentiment anti-occidental qui peut exister dans le Sud global. »

« Éviter de tomber dans la polarité entre les États-Unis et la Chine »

L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac entre 2005 et 2007, mais également ministre des affaires étrangères durant la guerre en Irak plaide pour un retour du multilatéralisme, où « l’Europe a un rôle à jouer dans la triangulation mondiale ». « La voix de l’Europe doit être indépendante, nous devons éviter de tomber dans la polarité entre les États-Unis et la Chine, dans les autocraties et les démocraties. »

« Le monde a plus que jamais besoin de l’Europe »

Dans cet ordre mondial bouleversé, où de nouvelles tensions régissent les relations internationales, Dominique de Villepin estime que l’Europe peut être « la puissance d’équilibre ». « Je pense que le monde aujourd’hui a plus que jamais besoin de l’Europe. »

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