« Il ne faut pas qu’il y ait de tabou avec les ordonnances »
Le député de Paris et porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée Stanislas Guerini a affirmé vendredi qu'"il ne faut pas qu'il y...

« Il ne faut pas qu’il y ait de tabou avec les ordonnances »

Le député de Paris et porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée Stanislas Guerini a affirmé vendredi qu'"il ne faut pas qu'il y...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député de Paris et porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée Stanislas Guerini a affirmé vendredi qu'"il ne faut pas qu'il y ait de tabou avec les ordonnances", auxquelles le gouvernement n'a pas exclu de recourir pour réformer la SNCF.

"Il ne faut pas qu'il y ait de tabou avec les ordonnances. Les ordonnances, ça sert effectivement à aller vite, mais ça sert aussi à traiter des sujets complexes", a déclaré M. Guerini sur LCI.

Matignon fera connaître lundi la méthode et le calendrier de la réforme ferroviaire, à la suite de la présentation, la semaine dernière, du rapport de Jean-Cyril Spinetta qui lance une quarantaine de pistes de réformes pour la SNCF, dont la transformation en société anonyme et la fin du statut des cheminots à l'embauche.

Les principaux syndicats de cheminots, réunis jeudi soir en intersyndicale, ont dénoncé comme un "passage en force" un éventuel recours aux ordonnances et décideront la semaine prochaine d'éventuelles actions si le gouvernement choisit cette voie.

"Ce qui est important pour cette majorité, ce n'est pas les attaques qu'on fait aujourd'hui, c'est les résultats qu'on aura demain. Et c'est la seule boussole qui nous guide", a rétorqué Stanislas Guerini. "A la SNCF, il y a 46 milliards de dette, il y a 3 milliards de dette chaque année supplémentaires, est-ce qu'il n'y a pas un peu une urgence à régler les problèmes quand on a un service qui est perfectible parfois?"

"Je ne crois pas que ce soit un déni de démocratie, c'est d'ailleurs prévu dans la Constitution", a-t-il également affirmé, en réponse au président LR du Sénat Gérard Larcher qui avait parlé jeudi de "déni de démocratie parlementaire".

"Je suis parlementaire et je n'ai pas de problème avec les ordonnances", a martelé M. Guerini.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Meeting of Aurore Berge with parliamentary groups ahead of the bill to combat antisemitism
4min

Politique

Antisémitisme : après le retrait de la loi Yadan, vers un projet de loi plus général pour lutter « contre tous les racismes »

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, la ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, recevait l’ensemble des groupes parlementaires en vue de l’élaboration d’un projet de loi contre « les formes contemporaines de l’antisémitisme ». Il a été convenu lors de cette réunion d’élargir le texte à la lutte contre toutes les formes de racisme.

Le

« Il ne faut pas qu’il y ait de tabou avec les ordonnances »
5min

Politique

« L’adoption de l’IA par nos entreprises est trop lente » : la ministre du numérique alerte sur le risque de décrochage face à la concurrence mondiale

Entendue ce mardi par la délégation aux entreprises du Sénat, Anne Le Hénanff s’est félicitée de la bonne santé de l’écosystème IA français, mais pointe le « retard » des entreprises françaises dans son utilisation. Plaidant pour une forte accélération en la matière, la ministre appelle faire émerger une « troisième voie de l’IA », française et européenne, face aux leaders américains et chinois.

Le