Politique
A une large majorité, les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur la simplification de la vie économique. Contre la volonté du gouvernement, le texte supprime les zones à faibles émissions.
Le
Par Marion D'Hondt
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Thierry Solère est très clair : « Il ne faut pas revenir sur le non-cumul des mandats. » Selon lui, « un député à plein temps, c’est le nécessaire, c’est même le minimum légal ». Il réfute l’accusation de perte de lien avec le territoire en prenant en exemple sa propre expérience : « Je suis député de Boulogne-Billancourt, élu deux fois, pourtant je n’ai jamais été maire de Boulogne. »
Il reconnaît qu’ « on peut très bien être un bon député-maire » et que ce n’est pas la compétence qui est en jeu. Mais il craint un manque de temps et d’investissement, « surtout pour les maires des grandes villes ». Thierry Solère est ouvert à la discussion pour les maires des communes, « jusqu’à 20, 25 000 habitants », comme proposé par Marc Fesneau début janvier.
Le député considère que « ce n’est pas un sujet prioritaire » et serait « étonné qu’on s’engage à nouveau dans ce débat-là ». Fort de son expérience de terrain, il remarque que le cumul ne fait pas partie des revendications prioritaires des Gilets jaunes. Il conclut avec une boutade : « Le jour où un Gilet jaune vous dira qu’il faut remettre le cumul des mandats, vous m’appelez. »