« Il ne faut pas rouvrir la loi NOTRE » affirme Sebastien Lecornu
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales veut appliquer « une méthode inédite » avec les départements et affirme prendre « ses responsabilités » 

« Il ne faut pas rouvrir la loi NOTRE » affirme Sebastien Lecornu

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales veut appliquer « une méthode inédite » avec les départements et affirme prendre « ses responsabilités » 
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

 Chargé des Collectivités locales, Sébastien Lecornu part à la reconquête des territoires fâchés avec le gouvernement. Il rappelle d’abord son opposition à la loi NOTRE qui selon lui a apporté de la rigidité aux conseils départementaux : « Il y a une application rigide de la loi NOTRE, que je n’ai pas voulue et que je n’ai pas soutenue, car je ne soutenais pas le gouvernement du quinquennat précédent. Il y a des « irritants » (difficultés rencontrées au quotidien sur le terrain) qui font que, tels ou tels conseils départementaux ne pouvaient plus participer à telle société d’économie mixte.  »

Il poursuit en expliquant qu’il va appliquer une méthode inédite avec les départements : « Il y a des irritants dans chaque département. Je vais prendre chaque département de France et voir quels sont les irritants concrets que l’on peut lever. C’est une méthode inédite : d’habitude on part de Paris et on édicte des règles un peu autoritaires. Je vais faire un boulot inverse qui peut être risqué politiquement mais je prends mon risque et mes responsabilités. »

Sébastien Lecornu conclut : « Il ne faut pas rouvrir la loi NOTRE en tant que telle mais essayer de faire des correctifs. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le