« Il nous faut un budget, vite » : Roger Karoutchi (LR) demande à repartir du projet de loi de finances stoppé au Sénat

Le sénateur LR des Hauts-de-Seine estime qu’une reprise des débats parlementaires sur le projet de loi de finances, interrompu par la motion de censure, permettrait de doter la France d’un budget « début février ».
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Nous disons attention, si on repart sur un délai normal, c’est 70 jours, donc c’est énorme […] Cela voudrait dire qu’on ne vote pas de budget avant fin mars », prévient ce jeudi le sénateur LR Roger Karoutchi. La droite sénatoriale donne la voix depuis l’adoption du projet de loi spéciale, un palliatif à l’absence de projet de loi de finances. Pas question pour eux de repartir d’une page blanche sur le budget 2025.

Le groupe majoritaire du palais du Luxembourg préconise de reprendre au plus tôt les débats sur le volet dépenses du texte, interrompus le jour de l’adoption d’une motion de censure par les députés. « Si on peut reprendre à partir du texte du Sénat, ça peut aller beaucoup plus vite et la France peut avoir un budget début février », estime le sénateur des Hauts-de-Seine. « Il y a une commission mixte paritaire où on peut faire évoluer […] Je crois que ce dont ont besoin les ménages comme les entreprises, comme les investisseurs étrangers, c’est de choses stabilisées et donc définitives, il nous faut un budget vite », insiste-t-il.

Mais encore faut-il pour cela que le gouvernement de François Bayrou soit constitué. Les différents partis politiques ayant exercé des responsabilités sous la Ve République sont conviés cet après-midi à Matignon. « Maintenant on veut du fond, savoir quel est le projet, l’ambition, avec quelle majorité », résume Roger Karoutchi. Une éventuelle participation de LR dépendra de la ligne. « Rien n’est acté, tout va dépendre de ce que dit le Premier ministre, de ses orientations », détaille le sénateur. À commencer par le sujet de l’immigration. « L’essentiel c’est qu’il y ait des mesures fortes comme le souhaite Bruno Retailleau et qu’on les fasse adopter », souligne-t-il. Même souci de clarification sur la réforme des retraites. « Est-ce que François Bayrou, qui a dit qu’il voulait corriger le texte retraites, et non pas l’abroger, qu’est-ce que c’est la correction qu’il souhaite ? »

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Budget 2027 : Sébastien Lecornu propose un effort de 54 milliards d’euros
3min

Politique

Budget 2027 : Sébastien Lecornu propose un effort de 54 milliards d’euros

Dans un entretien au Figaro, le Premier ministre a dévoilé les grandes orientations des futurs textes budgétaires, à l’issue d’un séminaire gouvernemental. Il promet la « stabilité fiscale » et des économies, qui « serviront à refroidir considérablement le moteur des dépenses qui augmentent inexorablement chaque année ».

Le

attal capture
9min

Politique

Gabriel Attal veut construire « les Etats-Unis d’Europe », proposition choc pour « relancer l’idéal européen »

Avec ce « rêve » des Etats-Unis d’Europe, le candidat Renaissance à la présidentielle met sur la table une proposition polémique. Ce « saut fédéral » se ferait d’abord avec quelques Etats, sur le terrain économique, avec alignement des taux d’imposition et du droit du travail, et grands projets technologiques communs. Un vieux débat en réalité, qui va lui permettre de jouer le match contre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sur le terrain des idées, alors que Gabriel Attal reste toujours derrière son concurrent Edouard Philippe dans les sondages.

Le