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« Il n’y a que des avantages à régulariser les sans-papiers »

Face à des besoins croissants de main-d’œuvre dans certains secteurs économiques et à la présence de nombreuses personnes en situation irrégulière la question de régulariser ces derniers dans ces métiers est devenue au cœur du débat.
Judith Blumenfeld

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Aziliz Le Corre, rédactrice en chef au Journal du Dimanche s’oppose à cette régularisation évoquant le concept de l’appel d’air, théorie selon laquelle les migrants choisiraient leur pays d’arrivée en fonction de la qualité des prestations sociales : « on importe de la misère ».

 

La régularisation des sans-papiers dans les métiers sous tension présente pour certains une solution pragmatique. Ceux-ci payent des impôts et des cotisations sociales, tout en répondant aux besoins du marché du travail. La possibilité d’obtenir des droits fondamentaux comme l’accès aux soins de santé et à l’éducation leur permet de bénéficier de conditions de travail décentes et donc d’échapper à des conditions de travail déplorables s’ils restaient clandestins.

Christophe Aguiton, sociologue et militant altermondialiste explique que le pays tient grâce à ces travailleurs, notamment dans les hôpitaux publics ou dans la restauration.

 

Roselyne Bachelot, ancienne ministre de l’écologie et de la santé, s’y montre également très favorable :

« Il n’y a que des avantages, pour les travailleurs qui retrouvent un statut, une protection sociale qui ne sont pas utilisés avec des maigres salaires et pas de protections et protègent les français déjà installés. Il n’y vraiment que des avantages »

La ministre précise notamment qu’avec la chute démographique que connaît le pays nous aurons besoin de ces travailleurs.

 

Jean-Luc Mano, conseiller en communication réfute complètement la théorie de l’appel d’air énoncée par Aziliz Le Corre, considérant que ces gens en question fuient pour la plupart leurs conditions de vie catastrophiques et non pour être régularisés : « On vient parce qu’on a faim, parce que nos enfants ont faim »

C’est, selon lui, pour cela que la plupart viennent avec l’idée de partir en priorité au Royaume-Uni.

 

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