Il y a “deux droites irréconciliables”, selon le porte-parole de REM

Il y a “deux droites irréconciliables”, selon le porte-parole de REM

Il existe "deux droites irréconciliables", a estimé mardi Benjamin Griveaux, porte-parole et candidat de la République en marche...
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Il existe "deux droites irréconciliables", a estimé mardi Benjamin Griveaux, porte-parole et candidat de la République en marche à Paris, reprenant le concept de gauches "irréconciliables" théorisées par l'ancien Premier ministre PS Manuel Valls.

"Vous avez manifestement deux pensées qui ne sont pas réconciliables, vous avez deux droites irréconciliables", a-t-il déclaré sur Radio Classique, alors qu'il était interrogé sur la possibilité d'une scission du groupe Les Républicains à l'Assemblée, évoquée par le député LR Thierry Solère.

"Vous avez deux droites qui, manifestement, n'ont plus grand chose à dire sur les questions d'identité, sur les questions de modèle économique et social, sur les questions de rapport à l'état de droit, et puis aussi finalement sur vers quel horizon politique on se tourne", a jugé le candidat aux législatives dans la 5e circonscription de Paris, face notamment à la PS sortante Seybah Dagoma.

"Il y a une droite qui est tentée par pencher vers une droite plus dure, plus conservatrice, peut-être même extrême pour certains d'entre eux, et puis une autre qui a une tradition plus sociale, plus libérale, plus européenne", selon M. Griveaux.

Une centaine d'élus LR avaient appelé mi-mai à "répondre à la main tendue" par le président Emmanuel Macron. La République en marche a aussi décidé de faciliter la tâche à certains candidats LR pour les législatives en ne leur opposant pas d'adversaire, comme par exemple dans la circonscription de Thierry Solère (Hauts-de-Seine) ou de Franck Riester (Seine-et-Marne).

M. Griveaux a aussi dénoncé la "politique du nombril" de ceux, comme Nathalie Kosciusko-Morizet, qui pensent que "nous avons des candidats dans leurs circonscriptions pour les "éliminer". "C'est une conception qui est très auto-centrée de la politique", a-t-il estimé.

Candidate dans une circonscription considérée comme "en or" à Paris pour les législatives, que lui avait laissée François Fillon, la tâche s'annonce ardue pour Mme Kosciusko-Morizet, qui fait face à un candidat de La République en marche et à deux dissidents LR.

"Il n'y a rien de personnel", a assuré M. Griveaux, mais l'ancienne candidate à la primaire de la droite "a eu des mots difficiles", a-t-il glissé.

"On ne peut pas choisir d'être dedans et puis dehors, de soutenir et puis ne pas vraiment soutenir, il faut être clair, il faut être cohérent dans ses choix. Et là, ça manquait de cohérence", a-t-il critiqué.

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