« Il y a eu parjure, au minimum de M. Benalla et de M. Strzoda » considère François Grosdidier
François Grosdidier, sénateur Les Républicains de la Moselle, est l’invité de Parlement Hebdo ce vendredi 25 janvier. Le sénateur s’exprime sur l’affaire Benalla, la loi anticasseurs et la réforme du permis à points.

« Il y a eu parjure, au minimum de M. Benalla et de M. Strzoda » considère François Grosdidier

François Grosdidier, sénateur Les Républicains de la Moselle, est l’invité de Parlement Hebdo ce vendredi 25 janvier. Le sénateur s’exprime sur l’affaire Benalla, la loi anticasseurs et la réforme du permis à points.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Grosdidier se désole que « l’Élysée a[it] porté plainte contre Alexandre Benalla le mercredi », soit 5 jours avant son audition au Sénat. Ainsi, ce dernier a pu « s’abriter derrière le statut de témoin assisté pour ne plus témoigner. » Cela ne relève pas du hasard. Dans cette affaire, déclare-t-il, « la justice a été encore plus rapide que pour François Fillon. »

Affaire Benalla : « On nous ment depuis le départ »

François Grosdidier considère que « beaucoup de monde a menti, pas que M. Benalla. » Sur les passeports, précisément, il déclare qu’ « il y a eu parjure, au minimum de M. Benalla et de M. Strzoda. » Pour lui, il aurait été « tellement simple de ne pas mentir […] à partir d’un petit dysfonctionnement, on a construit un mensonge d’État. »

Pour François Grosdidier, il y a eu parjure sur l’affaire des passeports et « des vérités glissantes » sur le reste des sujets. La question sera de savoir si ces « vérités glissantes » sont qualifiables juridiquement.

Voyages de Benalla : « C’est pas le Bureau des Légendes, c’est les Pieds Nickelés »

Sur l’éventualité d’un conflit d’intérêts, François Grosdidier considère qu’ « on ne peut pas s’en assurer. » La question, pour le sénateur, est de savoir si Alexandre Benalla « sert ou dessert la France à l’étranger. » Pour le sénateur, « on n’imagine pas de tels dysfonctionnements à ce niveau de l’État. C’est surréaliste. »

Loi anticasseurs : « L’Assemblée vient de vider le texte de sa substance »

Loi anticasseurs : « L’Assemblée vient de vider le texte de sa substance » selon Grosdidier
03:06

François Grosdidier regrette que la loi anticasseurs ait été retoquée par l’Assemblée. Il constate : « La majorité des députés En Marche sont issus de la gauche et restent laxistes en matière de sécurité. » Pour lui, « sans le périmètre de sécurité [qui permet de contrôler l’accès aux manifs N.D.L.R.], ce n’est pas la peine d’adopter la loi. »

Réforme des 80km/h : « Le Sénat commence à être écouté »

Réforme des 80km/h : « Le Sénat commence à être écouté » selon Grosdidier
04:57

François Grosdidier explique le vote de la droite : « Nous sommes responsables. Nous ne sommes pas des démagogues prêts à sacrifier la sécurité routière. » Pour lui, le problème réside dans le fait que « tout est décidé d’en haut. » Il est temps que « ces technocrates qui pensent tout savoir » laissent place à « la démocratie parlementaire, sociale et locale. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Kanne Faure Ok
9min

Politique

Budget : au PS, le retour du 49.3 apparaît de plus en plus comme « une porte de sortie »

Au moment où les députés vont reprendre l’examen du budget, l’hypothèse d’un recours au 49.3 par le premier ministre fait son chemin. Chez les sénateurs PS, certains y voient une issue pour sortir du blocage, à condition de négocier à nouveau un accord de non-censure. Mais c’est à Sébastien Lecornu de « prendre ses responsabilités », souligne Thierry Cozic, chez de file des sénateurs PS sur le budget.

Le

Photo illustration Mutuelle sante
5min

Politique

Complémentaires santé : La hausse des tarifs pour 2026 est-elle « illégale » ?

Alors que le budget de la Sécu prévoit un gel des cotisations des mutuelles en 2026, les tarifs augmentent en janvier. L’auteur de l’amendement prévoyant ce gel, le député socialiste, Jérôme Guedj affirme que ces hausses sont « illégales ». Le Conseil constitutionnel devra probablement se prononcer dans les mois à venir. Explications.

Le

1min

Politique

Intervention américaine au Venezuela : Sébastien Lecornu s’engage à organiser un débat au Parlement

Alors que la réaction initiale du président de la République sur l’intervention américaine au Venezuela continue à faire grincer des dents la classe politique française, les parlementaires réclament au Premier ministre l’organisation d’un débat 20-1 sur la position de la France. Une demande à laquelle Sébastien Lecornu s’est engagée à répondre.

Le