« Il y a trop de députés et trop de sénateurs » estime Jean-Louis Debré
Invité de l’émission « On va plus loin », Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel, se déclare en faveur de la réduction du « train de vie de l’Assemblée nationale », tout en mettant en garde contre les risques d’antiparlementarisme.  

« Il y a trop de députés et trop de sénateurs » estime Jean-Louis Debré

Invité de l’émission « On va plus loin », Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel, se déclare en faveur de la réduction du « train de vie de l’Assemblée nationale », tout en mettant en garde contre les risques d’antiparlementarisme.  
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Mercredi 8 novembre, les questeurs de l’Assemblée nationale vont proposer le premier volet d’un plan d’économie. Inclue dans le lot, la suppression des privilèges des anciens présidents de l’Assemblée nationale qui, jusqu’à 10 ans après leur mandat, bénéficient encore aujourd’hui, d’une voiture avec chauffeur, d’un bureau au palais Bourbon et d’un secrétariat. Invité pour parler de son livre, « Tu le raconteras plus tard » (Éditions Robert Laffont), l’occasion était trop belle pour ne pas demander à Jean-Louis Debré, ancien président de l’Assemblée nationale, son avis sur ces mesures : « Faire des économies c’est très bien. Ceci dit, on n’a pas attendu aujourd’hui. Car depuis deux ou trois législatures, le budget de l’Assemblée nationale diminue (…) Donc faisons de bonnes économies. Moi, je suis tout à fait favorable à ce qu’on réduise le train de vie de l’Assemblée nationale et également, peut-être, celui des députés. Mais attention à ne pas tomber dans un système où on désigne comme fraudeur à l’avance les parlementaires (…) Attention, l’antiparlementarisme n’est pas loin ».  

Quand on lui demande quels étaient spécifiquement les avantages accordés aux anciens présidents de l’Assemblée, Jean-Louis Debré est un peu vague : « Les anciens présidents bénéficiaient d’un bureau et à ma connaissance, c’est tout (…) et ils avaient, comme tout ancien parlementaire, une carte de circulation » explique l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Pas de souvenir en revanche de la possibilité d’avoir une voiture avec chauffeur : « À ma connaissance, je ne crois pas, mais peut-être ». Il faut dire que Jean-Louis Debré est passé de président de l’Assemblée à celui du Conseil constitutionnel : « Les avantages pour les présidents de l’Assemblée nationale durent 10 ans, or j’ai passé 9 ans au Conseil Constitutionnel ».

« Trop de députés et trop de sénateurs »

Quant à l’objectif de réduire le nombre de parlementaires, Jean-Louis Debré y est totalement favorable : « Oui, il y a trop de députés et trop de sénateurs. Ce n’est en rien atteindre le pouvoir du parlement. C’est faire en sorte qu’il fonctionne mieux dans une assemblée réduite ».

Interrogé sur la probable présidence de Laurent Wauquiez à la tête du parti LR, Jean-Louis Debré confie : « J’ai quitté la politique depuis plus de 10 ans (…), je n’ai jamais adhéré aux Républicains et je ne me suis jamais retrouvé dans des théories très à droite. Je crois que la France a besoin de se garder de la droite et de la droite extrême, de la gauche et de la gauche extrême. Et je suis inquiet de voir qu’un certain nombre d’idées qui ne sont pas celles du gaullisme, pas celles du parti auquel j’ai appartenu, ressurgir. Je crois qu’on ne gouverne pas en dressant les uns contre les autres. Les Français ont besoin d’être rassemblés, ont besoin d’être rassurés. Et ce n’est pas en stigmatisant les autres qu’on arrive à rassurer ».

Interview de Jean-Louis Debré en Intégralité
11:47

Interview de Jean-Louis Debré en intégralité

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