« Il y a un climat à gauche qui est un climat de division », pour Christophe Borgel

« Il y a un climat à gauche qui est un climat de division », pour Christophe Borgel

Le député socialiste, président du Comité d'organisation de la primaire de la gauche, est revenu dans Parlement Hebdo sur l'actualité politique de la semaine, et notamment sur le lancement, ce samedi, de la campagne officielle de cette primaire.
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Les récentes polémiques sur les arriérés de cotisations au PS visant Vincent Peillon ou Arnaud Montebourg n’amusent pas Christophe Borgel, même si le président du Comité d’organisation de la primaire à gauche assure ce vendredi sur notre antenne qu’il y a « déjà un débat de propositions ». Et c’est justement ce débat qui fera la réussite ou non de la primaire, selon lui :

« Si c’est la primaire des chicayas, elle sera un échec, les gens ne viendront pas voter. Si c’est la primaire des propositions tournées vers l’avenir avec un débat loyal, normal, sur ce que nous avons fait pendant cinq ans au gouvernement, alors les femmes et les hommes de gauche seront au rendez vous de la fin janvier ».

« S’il y a huit candidats, on fera avec »

« Il y a un climat à gauche qui est un climat de division. Celui qui vient vous dire l’inverse, sur un plateau, fait de la langue de bois. Il peut conduire la gauche à être éliminée : c’est pour ça qu’on fait une primaire », explique l’organisateur.

Christophe Borgel a également répété ses déclarations sur le nombre idéal de candidats pour le scrutin, alors que neuf personnes ont officiellement déposé leurs parrainages jeudi. « J’ai fait une remarque au regard des débats de la droite. Au-delà de sept, ça va être compliqué », considère-t-il. Se rangeant derrière la décision de la Haute autorité de demain, il ajoute : « s’il y a huit candidats qui remplissent les conditions, il y en aura huit. On fera avec. »

La « leçon » Mariton

Le « monsieur primaire » de la gauche rappelle également les enseignements de l'automne lors de la primaire de la droite : « il y a eu un décalage entre ceux qui ont déposé et ceux dont a constaté qu'ils avaient leurs parrainages [...] M. Mariton l'avait accepté : à retenir comme leçon ».

Au sujet du socialiste Gérard Filoche, qui s’estime ne pas être le bienvenu dans ces Primaires citoyennes, Christophe Borgel énonce les règles :

« Soit il a les parrainages suffisants dans l’une des quatre catégories dans lesquelles il fallait les avoir […], soit il ne les a pas, mais c’est à la Haute autorité de nous le dire ».

Ceux qui ne soutiendront pas le vainqueur perdront l'investiture aux législatives

Pendant que la Haute-Autorité annoncera ce samedi les candidatures validées pour la primaire, la direction du parti se penchera, elle, sur la délicate question des investitures aux législatives.  Le député de Haute-Garonne a eu un mot pour les députés affichant un soutien envers Emmanuel Macron.

« Après la primaire, quand nous aurons notre candidat ou notre candidate, ceux qui seront investis par le Parti socialiste devront soutenir ce candidat. Pour être clair, ceux qui ne le soutiennent pas ne seront plus investis par le Parti socialiste », prévient-il. Le climat de « division » est peut-être encore loin de se dissiper à gauche.

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