« Il y a un incendie social. Il faut un canadair de mesures sociales »  estime Fabien Gay
Alors que le Premier ministre Edouard Philippe s’exprime devant le Sénat ce jeudi, Fabien Gay, sénateur (communiste) de la Seine-Saint-Denis, estime que les mesures annoncées par le gouvernement hier, ne sont que des mesurettes. Et qu’il faut poser « un nouveau contrat social du XXIe siècle ».

« Il y a un incendie social. Il faut un canadair de mesures sociales » estime Fabien Gay

Alors que le Premier ministre Edouard Philippe s’exprime devant le Sénat ce jeudi, Fabien Gay, sénateur (communiste) de la Seine-Saint-Denis, estime que les mesures annoncées par le gouvernement hier, ne sont que des mesurettes. Et qu’il faut poser « un nouveau contrat social du XXIe siècle ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

A quelques minutes de l’allocution du Premier ministre Edouard Philippe, devant les sénateurs, Fabien Gay, sénateur (communiste) de la Seine-Saint-Denis enjoint le gouvernement à agir vraiment : « Je pense que l’on est dans un moment extrêmement grave. Il y a cette colère des Gilets jaunes mais elle n’est pas seule. Il y aune colère populaire qui s’exprime depuis des années, sur une mal vie (…) On ne calmera pas la colère populaire avec de petites mesurettes. Là, il y a un incendie social, il faut un canadair de mesures sociales. Pas trois petits verres d’eau (…) Depuis 18 mois, les inégalités se sont aggravées. »

Et d’ajouter : « Il faut que nous nous posions la question d’un nouveau contrat social du XXIe siècle, qui s’appuie sur trois piliers. D’abord un pilier social (…) un deuxième pilier écologique (…) Et le troisième pilier, c’est la démocratie. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le