« Il y a une ligne rouge », « la Corse est et restera française », affirme Wauquiez
Le président des Républicains Laurent Wauquiez a défini mardi une "ligne rouge" sur l'avenir de la Corse, alors qu'Emmanuel...

« Il y a une ligne rouge », « la Corse est et restera française », affirme Wauquiez

Le président des Républicains Laurent Wauquiez a défini mardi une "ligne rouge" sur l'avenir de la Corse, alors qu'Emmanuel...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le président des Républicains Laurent Wauquiez a défini mardi une "ligne rouge" sur l'avenir de la Corse, alors qu'Emmanuel Macron entame une visite de deux jours sur l'île, affirmant que "la Corse est et restera française".

"Sur ces sujets, on a eu l'exemple de la Catalogne, et donc on voit à quel point ce sont des sujets qui nécessitent beaucoup de vigilance et beaucoup de rigueur", a déclaré M. Wauquiez sur France 2. "Il y a une ligne rouge et elle simple: la Corse elle est et elle restera française".

"Ca signifie qu'il n'y a pas de citoyenneté corse, ça signifie que la langue corse n'est pas au même niveau que la langue française", a-t-il poursuivi. "Et c'est aussi pour cela qu'on a pu être mal à l'aise quand on a vu des élus En Marche, qui soutiennent le président de la République, et qui ont voté une motion portée par les nationalistes".

Six élus LREM insulaires ont voté dans la nuit de vendredi à samedi à l'Assemblée de Corse une résolution solennelle, déposée par les dirigeants nationalistes reprenant leurs principales demandes, qui sera remise mardi à Emmanuel Macron lors de sa venue dans l'île.

"Et pour le reste, dès lors que les principes sont fermes, je crois qu'il faut être souple", a ajouté M. Wauquiez. "La Corse c'est une île, c'est une île montagne, c'est une île où l'application du droit de l'urbanisme ne peut pas être la même qu'ailleurs".

"Il y a d'autres domaines sur lesquels on peut être ouvert", a-t-il estimé, citant la question des prisonniers. "Faire en sorte que des prisonniers soient détenus à côté de leur famille (...), c'est quelque chose qui peut se regarder au cas pas cas", a-t-il dit.

Guillaume Peltier, un des vice-présidents des Républicains, a, lui, appelé Emmanuel Macron à annoncer, "à travers l'Education nationale, en lien avec la collectivité de Corse, un grand plan de sauvegarde et d'apprentissage de la langue corse" dans les écoles. Mais cela dans une "position d'équilibre": "Que la République française reconnaisse les spécificités de langue (...) tout en disant que la seule langue de la République dans les documents officiels et administratifs, c'est la langue française", a-t-il expliqué sur RMC/BFMTV.

Sur France Inter, le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti s'est déclaré "personnellement totalement opposé à tous les principes qui remettraient en cause l'unicité de la République", citant la co-officialité de la langue corse ou le statut de résident.

M. Ciotti est également opposé à l'inscription d'une spécificité corse dans la Constitution. "Il y a une spécificité corse, il y a une identité, mais il ne faut pas l'inscrire dans la Constitution parce que la Constitution elle vaut pour tous les territoires de la République".

Idem pour Eric Woerth: "Ca n'a rien à faire dans la Constitution, la Corse est le territoire de la République française", a estimé le président LR de la commission des Finances de l'Assemblée nationale sur RFI.

Il a par ailleurs jugé que le fait qu'Emmanuel Macron fasse mercredi un discours sur la Corse, au moment de la commémoration des 20 ans de l'assassinat du préfet Erignac, était "une drôle d'idée".

Partager cet article

Dans la même thématique

« Il y a une ligne rouge », « la Corse est et restera française », affirme Wauquiez
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le