« Il y a une ligne rouge », « la Corse est et restera française », affirme Wauquiez
Le président des Républicains Laurent Wauquiez a défini mardi une "ligne rouge" sur l'avenir de la Corse, alors qu'Emmanuel...

« Il y a une ligne rouge », « la Corse est et restera française », affirme Wauquiez

Le président des Républicains Laurent Wauquiez a défini mardi une "ligne rouge" sur l'avenir de la Corse, alors qu'Emmanuel...
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Le président des Républicains Laurent Wauquiez a défini mardi une "ligne rouge" sur l'avenir de la Corse, alors qu'Emmanuel Macron entame une visite de deux jours sur l'île, affirmant que "la Corse est et restera française".

"Sur ces sujets, on a eu l'exemple de la Catalogne, et donc on voit à quel point ce sont des sujets qui nécessitent beaucoup de vigilance et beaucoup de rigueur", a déclaré M. Wauquiez sur France 2. "Il y a une ligne rouge et elle simple: la Corse elle est et elle restera française".

"Ca signifie qu'il n'y a pas de citoyenneté corse, ça signifie que la langue corse n'est pas au même niveau que la langue française", a-t-il poursuivi. "Et c'est aussi pour cela qu'on a pu être mal à l'aise quand on a vu des élus En Marche, qui soutiennent le président de la République, et qui ont voté une motion portée par les nationalistes".

Six élus LREM insulaires ont voté dans la nuit de vendredi à samedi à l'Assemblée de Corse une résolution solennelle, déposée par les dirigeants nationalistes reprenant leurs principales demandes, qui sera remise mardi à Emmanuel Macron lors de sa venue dans l'île.

"Et pour le reste, dès lors que les principes sont fermes, je crois qu'il faut être souple", a ajouté M. Wauquiez. "La Corse c'est une île, c'est une île montagne, c'est une île où l'application du droit de l'urbanisme ne peut pas être la même qu'ailleurs".

"Il y a d'autres domaines sur lesquels on peut être ouvert", a-t-il estimé, citant la question des prisonniers. "Faire en sorte que des prisonniers soient détenus à côté de leur famille (...), c'est quelque chose qui peut se regarder au cas pas cas", a-t-il dit.

Guillaume Peltier, un des vice-présidents des Républicains, a, lui, appelé Emmanuel Macron à annoncer, "à travers l'Education nationale, en lien avec la collectivité de Corse, un grand plan de sauvegarde et d'apprentissage de la langue corse" dans les écoles. Mais cela dans une "position d'équilibre": "Que la République française reconnaisse les spécificités de langue (...) tout en disant que la seule langue de la République dans les documents officiels et administratifs, c'est la langue française", a-t-il expliqué sur RMC/BFMTV.

Sur France Inter, le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti s'est déclaré "personnellement totalement opposé à tous les principes qui remettraient en cause l'unicité de la République", citant la co-officialité de la langue corse ou le statut de résident.

M. Ciotti est également opposé à l'inscription d'une spécificité corse dans la Constitution. "Il y a une spécificité corse, il y a une identité, mais il ne faut pas l'inscrire dans la Constitution parce que la Constitution elle vaut pour tous les territoires de la République".

Idem pour Eric Woerth: "Ca n'a rien à faire dans la Constitution, la Corse est le territoire de la République française", a estimé le président LR de la commission des Finances de l'Assemblée nationale sur RFI.

Il a par ailleurs jugé que le fait qu'Emmanuel Macron fasse mercredi un discours sur la Corse, au moment de la commémoration des 20 ans de l'assassinat du préfet Erignac, était "une drôle d'idée".

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