« Il y a une smicardisation de la société française », alerte Bruno Retailleau

A la sortie de son oral devant le Medef, le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau a plaidé pour « une nouvelle vision destinée à encourager la croissance avec plus de travail ». Il a également qualifié de « blessure » le choix de l’ancien président du parti, Éric Ciotti de rejoindre le RN.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Bruno Retailleau était le dernier responsable politique à s’exprimer pour ce grand oral devant le Medef dans la perspective des législatives. Le président du groupe LR du Sénat a critiqué le modèle du « social étatisme » en place « depuis des années ». Il a plaidé pour « plus de croissance » en misant sur la compétitivité et la productivité, et « moins de dépenses », évoquant la nécessité de réaliser 100 milliards d’euros d’économies.

A la sortie devant les journalistes, le sénateur de Vendée a alerté sur la « smicardisation de la société française. En deux années, un million de Français ont été rattrapés par le smic. Qu’est-ce qu’on fait ? Comme avant ? […] On a un endettement de 3 000 milliards d’euros […] on est au bord du précipice. On a menti au Français en disant que la dépense va créer de la croissance. On dépense toujours plus sur la santé, sécurité, éducation et ça ne marche pas. Ce que j’ai essayé de défendre, c’est une nouvelle vision « pour encourager la croissance avec plus de travail et pour réformer notre modèle social », a-t-il exposé.

Peu avant son intervention, pour la première fois depuis l’annonce de son alliance avec le RN, Éric Ciotti était aux côtés de Jordan Bardella pour présenter le programme économique de l’union des droites. « Je pense que M. Ciotti a été absorbé par M. Bardella. Avec le Rassemblement national, on ne s’allie pas, on se soumet », a-t-il taclé. Bruno Retailleau a par ailleurs indiqué avoir vécu l’alliance de l’ancien président de LR avec le RN comme « une blessure », « pas seulement à titre politique, mais sur le plan humain ».

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

 « Il y a une smicardisation de la société française », alerte Bruno Retailleau
6min

Politique

Justice criminelle : le Sénat adopte le texte qui instaure une nouvelle procédure de plaider-coupable 

Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.

Le

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

 « Il y a une smicardisation de la société française », alerte Bruno Retailleau
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

 « Il y a une smicardisation de la société française », alerte Bruno Retailleau
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le