« Il y aura d’autres personnes » qui vont rejoindre Éric Zemmour, assure Guillaume Peltier
Le vice-président de Reconquête, qui a rejoint il y a trois semaines Éric Zemmour, prétend que de nouveaux transfuges sont à attendre au cours de la campagne. Autant de ralliements qui vont illustrer la stratégie de « l’union des droites », selon lui.

« Il y aura d’autres personnes » qui vont rejoindre Éric Zemmour, assure Guillaume Peltier

Le vice-président de Reconquête, qui a rejoint il y a trois semaines Éric Zemmour, prétend que de nouveaux transfuges sont à attendre au cours de la campagne. Autant de ralliements qui vont illustrer la stratégie de « l’union des droites », selon lui.
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« Jamais un candidat à la présidentielle n’a eu à ce point des électeurs venant à égalité, de la droite hors les murs et de la droite républicaine. » Guillaume Peltier, l’ancien vice-président des Républicains, devenu le numéro deux du mouvement Reconquête d’Éric Zemmour, l’affirme : « L’union des droites » a déjà commencé. Invité d’Audition publique (LCP-Assemblée nationale / Public Sénat / Le Figaro Live) ce 31 janvier, le député du Loir-et-Cher n’a pas seulement la campagne présidentielle en ligne de mire, mais aussi les législatives. « Nous y travaillons déjà », indique le parlementaire, qui a franchi le Rubicon il y a trois semaines.

« Pour la première fois, le cordon sanitaire, la frontière virtuelle, entre les droites, c’est fini », assure l’ancien animateur du courant « la Droite forte » de l’UMP. Cet ancien militant au Front National relève qu’Éric Zemmour dispose de « deux électorats », l’un chez LR, l’autre au Rassemblement national, « qui ont vocation à le rejoindre ».

Plusieurs figures du Rassemblement national ont rejoint Éric Zemmour, ces derniers jours, et notamment le député du Gard Gilbert Collard, l’eurodéputé Jérôme Rivière, ou encore l’assistant parlementaire Damien Rieu. Guillaume Peltier, « en contact très régulièrement avec de très nombreux parlementaires », prétend même que de nouveaux transfuges ne sont pas à exclure du côté de LR. « Il y aura d’autres personnes qui vont venir. A eux de choisir le moment », annonce-t-il.

« A elle de choisir le moment et de faire son choix », Guillaume Peltier maintient le suspense à propos de Marion Maréchal

Le débauchage à RN irrite en tout cas Jordan Bardella, qui assure l’intérim à la tête du parti durant la campagne de Marine Le Pen. Le député européen accuse même Reconquête de méthodes « déloyales. » « Ils appellent des élus, promettent de l’argent, des investitures aux élections législatives », a-t-il accusé sur BFMTV la veille. Guillaume Peltier lui répond. « On ne peut pas dire des choses comme ça. Il n’a jamais été question d’argent. »

L’une des théoriciennes de l’union des droites, Marion Maréchal, pourrait-elle, elle aussi, les rejoindre ? Guillaume Peltier n’en dira pas plus. « C’est à elle de choisir le moment. Je ne sais pas quel sera son choix. »

Le parlementaire relève que la « dynamique » est « du côté » d’Éric Zemmour. Il en veut pour preuve notamment ce baromètre OpinionWay-Kéa Partners pour « Les Echos » et Radio classique, de ce 31 janvier, où le polémiste apparaît en première position des candidats ayant « marqué le plus de points », selon les personnes interrogées. « Il y a une lame de fond qui est en train de naître », martèle-t-il. Il annonce que ce soir le mouvement a dépassé « les 92 000 adhérents ».

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