Ile-de-France: Pécresse veut créer 500 hectares d’espaces verts
Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, veut créer 500 hectares d'espaces verts ou boisés en IDF durant sa...

Ile-de-France: Pécresse veut créer 500 hectares d’espaces verts

Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, veut créer 500 hectares d'espaces verts ou boisés en IDF durant sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, veut créer 500 hectares d'espaces verts ou boisés en IDF durant sa mandature, soit "l'équivalent du Bois de Boulogne", en se focalisant d'abord sur 53 communes et 4 arrondissements qui en manquent le plus, a-t-elle annoncé lundi.

Elle a présenté à la presse son "Plan vert de l'Ile-de-France", qui sera examiné lors de la prochaine séance plénière du conseil régional les 9 et 10 mars, et vise à "répondre à la carence en espaces verts" constatée par la Chambre régionale des comptes il y a un an.

La chambre régionale avait souligné dans un rapport le "déficit persistant d'espaces verts urbains de proximité" en Ile-de-France, estimant qu'au moins 193 communes franciliennes connaissaient "une situation de carence".

Quatre millions de Franciliens n'ont pas d'espaces verts de proximité, a expliqué Valérie Pécresse.

Le plan vise à "offrir un espace vert de proximité à moins de 15 minutes à pied à 2 millions de Franciliens d'ici 2021", "relancer la création d'espaces verts ou boisés dans les espaces carencés", et "créer l'équivalent du Bois de Boulogne en nouveaux espaces verts d'ici la fin de la mandature".

Il prévoit notamment des aides pour permettre aux communes et départements, mais aussi architectes, paysagistes, entreprises d'espaces verts, pépiniéristes, etc., de rendre la région plus végétale: financement des études, des terrassements, des végétaux pour la création d'espaces verts ouverts au public (parcs, alignements d'arbres des voiries, végétalisation de friches, etc.) ; aide aux projets réduisant les phénomènes d'"îlots de chaleur" en ville en favorisant la plantation d'espèce locales non allergènes; aide à la désimperméabilisation des sols (mettre de la pelouse plutôt que du béton et goudron); accompagnement technique des maîtres d'ouvrage.

Le plan prévoit aussi la mise en place d'un dispositif de compensation écologique, via un partenariat avec la Caisse des dépôts et consignations, pour compenser la destruction d'espaces verts induites par des projets urbains (comme le Grand Paris Express, par exemple).

Certaines de ces aides seront notamment focalisées sur les 53 communes et 4 arrondissements identifiés comme étant les plus carencés qui pourront bénéficier d'un "Contrat vert" (dispositif global d'aides).

La région va par ailleurs transformer son organisme associé NatureParif en Agence régionale de la biodiversité, et a confié au chef du groupe Modem du conseil régional Yann Wehrling une mission pour recenser et valoriser les "arbres remarquables" en IDF.

Pour le groupe écologiste du conseil régional, ce Plan vert est "l'arbre qui cache la forêt", regrettant notamment "le désengagement de la Région de l'Agence des Espaces Verts, qui affaiblit les missions d'acquisition et de gestion d'espaces verts régionaux", affirment-ils dans un communiqué.

La région, qui a baissé les subventions à l'AEV, entend la "recentrer sur ses missions originelles de création et d'aménagement des espaces verts dans les territoires les plus carencés", a expliqué Valérie Pécresse.

les écologistes déplorent aussi la suppression de "toute une série de programmes d'éducation à l'environnement". "Protéger les espaces naturels, c'est aussi sensibiliser les habitants et les enfants sur leur rôle dans notre environnement", insistent-t-ils.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Ile-de-France: Pécresse veut créer 500 hectares d’espaces verts
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Ile-de-France: Pécresse veut créer 500 hectares d’espaces verts
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le