Avant d’entamer les questions d’actualité au gouvernement ce mercredi 29 avril, le Sénat a rendu hommage à l’adjudant Florian Montorio et au sergent Anicet Girardin. Tous deux ont été tués à la suite d’une embuscade le 18 avril dernier dans le sud Liban, alors qu’ils étaient déployés dans le cadre de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Deux autres soldats français ont été blessés ce jour-là.
« Au nom du Sénat, je veux saluer le courage de ces soldats, morts pour la France et pour la paix », a salué Gérard Larcher, avant de faire observer une minute de silence par l’ensemble de l’hémicycle. « Ils ont servi la France avec honneur et dévouement jusqu’au sacrifice suprême ».
« La France ne se laissera pas intimider »
Le Président du Sénat a pointé la responsabilité du Hezbollah dans cette attaque, « l’hypothèse qui paraît s’imposer ». Face au mouvement islamiste pro-iranien, très implanté dans le sud Liban, « la France ne se laissera pas intimider et continuera d’apporter son soutien aux autorités libanaises dans leur mission de désarmement du Hezbollah », a martelé Gérard Larcher.
Pour lui, le « sacrifice » de deux soldats français « démontre combien l’attachement de la France pour le Liban repose à la fois sur les liens du cœur et du sang », jugeant « essentiel la présence de forces internationales au sud Liban, au-delà du mandat de la Finul qui doit s’achever en décembre. »