Immigration: face à Wauquiez, Philippe réfute les « formules simplistes »
Le Premier ministre, Édouard Philippe, a réfuté les "formules simplistes" en matière d'immigration, jeudi, lors d'un échange...

Immigration: face à Wauquiez, Philippe réfute les « formules simplistes »

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a réfuté les "formules simplistes" en matière d'immigration, jeudi, lors d'un échange...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a réfuté les "formules simplistes" en matière d'immigration, jeudi, lors d'un échange tendu avec le patron des Républicains, Laurent Wauquiez, tout en soulignant que la pression migratoire était "incroyablement intense".

"On peut se faire plaisir avec des formules simplistes" telles que "on prend tout le monde ou on ne prend personne", mais "la vérité est que la pression migratoire est incroyablement intense", a affirmé Édouard Philippe lors de L'Émission politique sur France2.

"Si nous voulons régler cette question et trouver les meilleures solutions possibles, nous devons travailler avec les pays d'origine, les pays de transit, renforcer les frontières de l'Europe" et "reconduire des personnes en situation irrégulière chez eux", a-t-il ajouté.

La France a enregistré plus de 100.000 demandes d'asile l'an dernier et les chiffres de 2018 devraient être en légère hausse, quoique loin d'atteindre les niveaux de l'Allemagne en 2015-2016, où la pression migratoire a fortement diminué depuis.

Face à un Laurent Wauquiez offensif sur les questions migratoires, le Premier ministre a écarté l'idée de quotas, voyant là une solution "compliquée". "Les quotas, vous les feriez en fonction des métiers, des nationalités, des types d'immigration choisie ?" s'est-il interrogé.

Sur une limitation de l'aide médicale d'État aux cas d'urgence, M. Philippe a rappelé que la "justification" de cette couverture médicale dont peuvent bénéficier les personnes en situation irrégulière sous condition de séjour n'était "pas de réguler la politique migratoire" mais qu'il s'agissait d'"une politique de santé publique".

Il a également vivement contesté l'idée, lancée par M. Wauquiez, que la France soit le pays d'Europe qui maîtrise le moins bien sa politique migratoire. "Je ne le crois pas du tout", a-t-il dit, assurant que "nous pouvons avoir une politique équilibrée qui atteint ses résultats".

Visiblement agacé par les accusations de "finir le travail des passeurs" que lui adressait son interlocuteur à propos de l'Aquarius, M. Philippe a assuré assumer "parfaitement" le choix français de prendre 18 des 58 migrants à bord du navire humanitaire après son arrivée à Malte.

"Le droit international commande qu'un bateau qui porte à son bord des personnes en situation de détresse puisse être secouru dans port le plus proche", a-t-il rappelé, reprenant la doctrine avancée depuis l'été par la France pour expliquer que ses propres ports n'avaient pas à être sollicités.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le