Paris: Weekly session of questions to the government at the french senate
French Interior and overseas Minister Gerald Darmanin during the weekly session of questions to the government at the national senate. Paris-FRANCE-29/03/2023//01JACQUESWITT_senat059/Credit:Jacques Witt/SIPA/2303291756

Immigration : Gérald Darmanin va consulter la droite du Sénat

Après avoir pris connaissance des propositions de loi des sénateurs LR, le ministre de l’Intérieur va recevoir le président de la commission des lois du Sénat, François-Noël Buffet (LR) ce jeudi. Un entretien avec le président du Sénat, Gérard Larcher est également prévu le 7 juin prochain.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Conformément aux vœux de la Première ministre, Gérald Darmanin va commencer ses consultations avec les différents groupes politiques des deux assemblées, afin de trouver une voie de passage au projet de loi immigration maintes fois reporté. Le président LR de la commission des lois du Sénat, François-Noël Buffet s’entretiendra avec le ministre jeudi 25 mai. Une rencontre avec Gérard Larcher est prévue le 7 juin.

A l’origine, le gouvernement comptait sur l’appui de LR, Élisabeth Borne avait même promis dans l’hémicycle du Sénat de s’appuyer sur les travaux de la droite sénatoriale. Mais les données de l’équation ont changé après l’examen en commission des lois du Sénat du projet de loi en mars dernier.

Les LR du Sénat ont fermement rejeté le volet régularisation du texte comme la création d’un titre de séjour pour les travailleurs sans-papiers dans les « métiers en tension » et la possibilité pour les demandeurs d’asile de travailler dès le dépôt de leur demande de régularisation auprès de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). Un durcissement du projet de loi qui coupe l’exécutif de l’appui de l’aile gauche de sa majorité.

Ce week-end, les LR sont montés d’un cran dans leurs exigences en détaillant dans le JDD deux propositions de lois sur l’immigration qu’ils vont déposer à la fin de la semaine. Ils demandent une révision de la Constitution afin de ne plus être soumis aux décisions des juridictions européennes en la matière. Dans un courrier que le Figaro s’est procuré, les leaders de la droite demandent au chef de l’Etat de passer par la voie référendaire pour modifier le texte fondamental de la Ve République. « Vous seul êtes en mesure de convaincre votre majorité de ne pas se dérober devant cette responsabilité historique. Et vous seul êtes investi du pouvoir de faire appel au peuple pour qu’il manifeste solennellement sa souveraineté lors d’un référendum », insistent le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, son homologue à l’Assemblée Olivier Marleix et Éric Ciotti, le président du parti.

Rappelons qu’avant d’être soumis à référendum, une révision constitutionnelle doit d’abord être adoptée dans les termes identiques par l’Assemblée nationale et le Sénat. Or, à la Haute assemblée les LR et leurs alliés centristes avec qui ils forment la majorité, sont divisés sur cette question. (lire notre article).

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le