Immigration: Jadot (EELV) critique la « capitulation politique » de Macron
L'eurodéputé Yannick Jadot (EELV) a estimé jeudi que si un débat sur l'immigration est "légitime", la manière dont Emmanuel...

Immigration: Jadot (EELV) critique la « capitulation politique » de Macron

L'eurodéputé Yannick Jadot (EELV) a estimé jeudi que si un débat sur l'immigration est "légitime", la manière dont Emmanuel...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'eurodéputé Yannick Jadot (EELV) a estimé jeudi que si un débat sur l'immigration est "légitime", la manière dont Emmanuel Macron se saisit du sujet en "sortant le migrant comme bouc émissaire de tous nos problèmes" marque sa "capitulation politique".

"Que le débat sur l'immigration soit légitime, c'est évident", a souligné M. Jadot sur France Inter, estimant qu'il serait utile "si c'est pour dire comment on loge les personnes aujourd'hui dans la rue, comment on valorise les incroyables réussites de l'immigration - car globalement ça se passe très très bien -, comment on fait en sorte à l'échelle de l'Europe d'avoir un accueil digne des réfugiés".

"Mais là, c'est pris à l'envers, là c'est une capitulation politique", a-t-il déploré: "ce que je refuse c'est que quand on n'a pas résolu les fractures territoriales, quand on ne s'attaque pas à la fracture sociale, à la crise écologique, d'un coup (on) sort(e) le migrant comme explication de tout, comme bouc-émissaire de tous nos problèmes".

Car, pour l'élu EELV, Emmanuel Macron est "ce même président" qui laisse infirmières, policiers, enseignants "au front de l'insécurité sociale", qui a supprimé les emplois aidés qui permettaient de créer "du lien social" dans les quartiers, qui "a rejeté le plan banlieues de Jean-Louis Borloo". "Macron fait du Sarkozy, c'est triste", a-t-il ajouté.

Quant à l'appel du chef de l'Etat à LREM à éviter d'être "un parti bourgeois" qui ignore l'opinion de classes populaires séduites par l'extrême droite, Yannick Jadot y a vu "du mépris de classe": "au fond il dit qu'il y a les bourgeois, irresponsables, complaisants, naïfs, et les classes populaires forcément xénophobes".

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le

Immigration: Jadot (EELV) critique la « capitulation politique » de Macron
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Immigration: Jadot (EELV) critique la « capitulation politique » de Macron
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le