Le Senat, Paris.
Le Senat qui compte 348 senateurs, Paris.//URMAN_17080047/2201061715/Credit:LIONEL URMAN/SIPA/2201061725

Immigration : le projet de loi arrive en examen au Sénat le 6 novembre

Le ministre de l’Intérieur a annoncé que l’examen au Sénat du projet de loi immigration débutera le 6 novembre. L’adoption du texte dans les deux chambres reste incertaine. La droite demande la suppression de l’article permettant la régularisation de travailleurs des sans-papiers dans les métiers « en tension ». La gauche en fait une condition sine qua non.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Olivier Véran avait indiqué que l’examen du projet de loi immigration débuterait début novembre au Sénat. Ce sera donc le 6, comme l’a confirmé, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lundi sur France 2.

Cette annonce intervient quelques heures avant la publication dans le journal Libération, d’une tribune cosignée par des élus de la majorité et de la gauche en faveur de la régularisation de travailleurs sans-papiers dans les métiers « en tension », l’un des points chauds du texte.

En effet, depuis des mois, la droite et l’extrême droite en ont fait « une ligne rouge » dénonçant un « appel d’air » pour l’immigration irrégulière. Le président du groupe LR à l’Assemblée, Olivier Marleix a brandi la menace d’une motion de censure si le texte était « laxiste ».

Sans majorité absolue à l’Assemblée, le gouvernement va devoir trouver une voie de passage pour l’adoption du projet de loi. Au Sénat, le vote du texte n’est pas non plus gagné d’avance. Les centristes, qui forment la majorité avec LR, ont déjà fait part de leur opposition à un durcissement du texte tel que le demandent leurs alliés de droite.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Limoges Town Hall Partially Destroyed by Fire During Violent Protests
6min

Politique

Incendie de la mairie de Limoges : qu’est-ce que « l’ultragauche », mouvance dont le suspect arrêté serait issu ?

Le parquet de Limoges a annoncé ce mardi l’interpellation d’un suspect dans le cadre de l’incendie de la mairie de Limoges samedi 17 octobre. Cet homme de 34 ans appartiendrait, d’après les autorités, à « l’ultragauche », sans que son rôle éventuel dans l’incendie n'ait été précisé. Mais quelles réalités recouvre ce vocabulaire « d’ultragauche », souvent utilisé par les renseignements et l’antiterrorisme ?

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
3min

Politique

Violences du 17 octobre : Sébastien Lecornu reconnaît les failles du renseignement et promet « un dispositif massif » samedi prochain

Devant les députés ce mercredi, le Premier ministre a reconnu un manque d'anticipation de la part des services de renseignement sur l’ampleur des manifestations du 17 octobre. Il a, en revanche, réfuté toute instrumentalisation des services à des fins politiques contre LFI, ainsi que le laisse entendre des témoignages recueillis par Mediapart.

Le