Immigration : les sénateurs centristes vont déposer une proposition de loi « dans les prochaines heures »

Le président du groupe Union centriste, Hervé Marseille, annonce le dépôt d’un texte qui intégrera « une partie » des dispositions du projet de loi immigration censurées par le Conseil constitutionnel.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Il n’y a véritablement que deux articles qui ont été censurés au fond », relève ce soir Hervé Marseille. Comme ses alliés LR au Sénat, le président de l’Union centriste fait les comptes, après le spectaculaire écrémage de la loi immigration au Conseil constitutionnel ce 25 janvier 2024. L’essentiel, soit 32 articles, a été retiré car considérés comme « cavaliers législatifs », c’est-à-dire comme n’ayant pas de rapport avec le texte initial.

« Le groupe Union centriste va déposer rapidement, dans les heures qui viennent une proposition de loi qui reprendra une partie de ces dispositions afin qu’ils soient soumis à nouveau au vote du Sénat et de l’Assemblée », annonce à Public Sénat Hervé Marseille. Avant d’ajouter : « Je ne doute pas, ayant déjà été votées, qu’elles le seront à nouveau. »

Le sénateur des Hauts-de-Seine choisit donc une approche différente des Républicains, en précisant que toutes les dispositions ne seront pas redéposées dans le texte. Autre nuance, LR en appelle directement au gouvernement, là où le groupe UC choisit l’initiative parlementaire.

Affirmant ne « pas discuter » les décisions du Conseil constitutionnel, le numéro 2 de la majorité sénatoriale estime toutefois que la décision du jour n’est pas sans conséquences sur le droit d’amendement des parlementaires. « Quand on voit les conditions dans lesquelles statue le Conseil constitutionnel, il faut qu’on puisse en tirer les conséquences et qu’on regarde l’étendue et l’exercice du droit d’amendement », réagit-il.

Pas question non plus de proposer une réforme de la Constitution en lien avec l’immigration. « Notre position : moins on touche à la constitution, mieux on se porte », prévient-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Macron chairs G7 leaders’ videoconference on economic impact of Iran war
3min

Politique

Guerre en Iran : Emmanuel Macron confirme le déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques

Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.

Le

Capture
5min

Politique

Municipales 2026 : A son tour, le PS accuse LR de « fusion par la base » avec le RN

Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.

Le

Maire et echarpe tricolore
5min

Politique

Municipales 2026 : combien touche un maire dans l’exercice de son mandat ?

Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.

Le