Paris: Weekly session of questions to the government at the french senate
Bruno Retailleau during the weekly session of questions to the government at the national senate. Paris-FRANCE-29/03/2023//01JACQUESWITT_senat074/Credit:Jacques Witt/SIPA/2303291758

Immigration : LR déposera ses deux propositions de loi à la semaine prochaine

Détaillé dans le JDD le week-end dernier, le « projet de rupture » sur l’immigration des Républicains devait être déposé cette semaine. Selon nos informations, le dépôt des deux propositions de loi est reporté de quelques jours.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Dans les colonnes du JDD, les trois leaders de la droite, Bruno Retailleau, le chef de file des députés LR Olivier Marleix et le président des Républicains, Éric Ciotti détaillaient, le week-end dernier, dans un entretien croisé, « un projet de rupture » en matière de politique migratoire.

Dans cette interview, les trois parlementaires annonçaient de dépôt de deux propositions de loi, constitutionnelle et ordinaire, cette semaine. Selon nos informations, ce sera finalement la semaine prochaine, le temps probablement d’affiner certaines mesures.

Certains points ont suscité dans les jours qui suivirent des interrogations et quelques réticences au sein de la majorité sénatoriale de la droite et du centre. Le ministre de l’Intérieur a quant à lui été jusqu’à évoquer « un Frexit migratoire ».

En effet, Les trois leaders de LR ont indiqué vouloir « inscrire dans Constitution la possibilité de déroger à la primauté des traités et du droit européen avec une loi organique, votée dans les mêmes termes par les deux assemblées ou approuvée par référendum quand les intérêts fondamentaux de nation sont en jeu ». Bruno Retailleau a par la suite précisé cette mesure (Lire notre article).

La proposition de loi constitutionnelle prévoit également d’élargir les conditions du recours au référendum de l’article 11 de la Constitution. Une autre mesure qui n’a pas les faveurs de tous les élus de la majorité sénatoriale.

Le patron du parti, Éric Ciotti a effectué un déplacement au Danemark cette semaine. Un pays qui fait figure de modèle pour la droite en matière de maîtrise de flux migratoires.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le