Incarcération de Nicolas Sarkozy : Gérald Darmanin réaffirme être légitime à visiter l’ancien Président en prison

Répondant à une question d’actualité du sénateur écologiste Guy Benarroche, le garde des Sceaux a cité le code pénitentiaire pour mieux réaffirmer qu’il est dans son rôle de ministre de la Justice quand il a annoncé vouloir aller voir Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis ce mardi 21 octobre à la prison de la Santé à Paris.
Sofiane Orus Boudjema

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Le ton est monté dans l’hémicycle au moment de la question. Au lendemain de l’incarcération de l’ancien président Nicolas Sarkozy, condamné pour « association de malfaiteurs » dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, Gérald Darmanin a répondu à la question de Guy Benarroche, sénateur des Bouches-du-Rhône lors de la session des questions au gouvernement de ce mercredi 22 octobre. Ce dernier a fait part de son « trouble » quant aux « signaux envoyés » par le garde des Sceaux, des signaux qui « vont à l’encontre de l’indépendance de la magistrature », selon le sénateur.

L’élu fait référence à l’annonce de Gérald Darmanin ce lundi 20 octobre. Invité de la matinale de France Inter, Gérald Darmanin a affirmé qu’il ira voir l’ancien Président en prison, notamment pour s’assurer de ses conditions de détention. Une annonce que le sénateur juge comme relevant d’une « confusion des genres ». En guise de réponse, après avoir tenu à rappeler que Nicolas Sarkozy est présumé innocent puisqu’il a fait appel de la décision le visant, le locataire de la place Vendôme a cité l’article 111-1 du code pénitentiaire. « Le service public pénitentiaire est assuré par l’administration pénitentiaire sous l’autorité du garde des Sceaux », une citation à laquelle Gérald Darmanin a ajouté « et personne d’autre ».

Confondre « justice » et « vengeance politique »

Ce dernier de rappeler que Guy Benarroche, tout comme sa collègue Anne Souyris, ont tous deux visité il y a peu la prison de la Santé, comme leur permet leur statut de parlementaire. Il a aussi évoqué les cas de deux prisonniers auquel le sénateur des Bouches-du-Rhône a rendu visite « à plusieurs reprises ». « J’ai peur, Monsieur le sénateur, que vous ne confondiez justice et vengeance politique », a conclu le Ministre. Dénonçant l’absence de réponse du ministre, Guy Benarroche a conclu en affirmant que « [son] inquiétude reste grande et partagée », avant d’être coupé par le Président du Sénat, lui intimant de conclure.

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