Indignation après un tweet jugé raciste de Nadine Morano
Plusieurs ministres et de nombreux députés LREM se sont indignés vendredi d'un message publié par Nadine Morano sur Twitter, jugé...

Indignation après un tweet jugé raciste de Nadine Morano

Plusieurs ministres et de nombreux députés LREM se sont indignés vendredi d'un message publié par Nadine Morano sur Twitter, jugé...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Plusieurs ministres et de nombreux députés LREM se sont indignés vendredi d'un message publié par Nadine Morano sur Twitter, jugé "raciste", dans lequel l'eurodéputée LR s'en est prise à la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

"Les propos ouvertement racistes de Nadine Morano sont indignes d'une responsable politique. Vous devez les retirer et présenter vos excuses, sous peine de poursuites. Soutien politique et amical à Sibeth Ndiaye, au nom des députés de La République en marche", s'est insurgé le patron des députés de La République en marche, Gilles Le Gendre.

Le député macroniste faisait référence à un tweet publié vendredi matin par l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, dans lequel elle s'en est prise aux "inepties débitées souvent en tenue de cirque" de Mme Ndiaye, qualifiée de "Sénégalaise très bien née ayant obtenu la nationalité Française il y a 3 ans... visiblement avec de grandes lacunes sur la culture française".

Mme Morano, réélue eurodéputée LR en mai dernier, conclut que la porte-parole du gouvernement est "indigne de cette fonction gouvernementale en France".

A la suite de la mise en garde de M. Le Gendre, Nadine Morano s'est interrogée dans un nouveau tweet: "Il ne faut rien dire parce qu'elle est noire, c'est ça ?", en demandant pour sa part à Mme Ndiaye des excuses "à présenter aux Français".

Le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a pour sa part dénoncé un "racisme ordinaire, dérapages et amalgames ordinaires, +pensée+ ordinaire". La +banalité+ qui amène toujours au pire".

"L'ex-ministre Nadine Morano se distingue à nouveau par ses remarques racistes et discriminantes. La prochaine fois qu'elle attaquera la porte-parole du gouvernement, je l'invite à piocher ailleurs que dans le bréviaire du Rassemblement national", a twitté la ministre des Outre-mer Annick Girardin.

"Qu'est-ce qui gêne Nadine Morano ? Son style vestimentaire ou que Sibeth Ndiaye soit Française, et pire encore, Ministre de la République?", a demandé le ministre de l'action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Pour le ministre de la Culture Franck Riester, "une nouvelle fois, Nadine Morano nous offre un affligeant mélange de haine raciste et de violence gratuite", tandis que la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa a donné des conseils de lecture à l'ancienne députée, comme "Noir n'est pas mon métier", pour lui permettre "peut-être de comprendre pourquoi (ses) propos sont racistes, déplacés, blessants et injurieux".

De nombreux députés de la majorité ont également apporté leur soutien à Mme Ndiaye autant qu'ils ont dénoncé le message de Mme Morano, notamment Aurore Bergé, Jean-Baptiste Djebbari, Marie Lebec ou Roland Lescure.

Mme Morano avait déjà fait l'objet d'une polémique sur fond d'accusations de racisme, en 2015, lorsqu'elle avait déclaré: "Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères".

La phrase, qu'elle n'avait pas voulu retirer, lui avait coûté à l'époque la tête de liste des Régionales dans le Grand Est.

Partager cet article

Dans la même thématique

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Indignation après un tweet jugé raciste de Nadine Morano
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le

Indignation après un tweet jugé raciste de Nadine Morano
2min

Politique

En réponse à l’absence de Lecornu, les présidents de départements boycottent le discours de Françoise Gatel

Le Premier ministre a annulé hier soir sa venue aux Assises des départements de France et a convié à Matignon le 16 novembre les présidents des exécutifs locaux pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. En guise de protestation, les présidents de départements ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.

Le

Indignation après un tweet jugé raciste de Nadine Morano
3min

Politique

« À l’EHPAD ! » : pour Xavier Bertrand, le candidat à droite qui « fera élire l'un des deux extrêmes aura intérêt à essayer la chirurgie esthétique ou l’exil »

Xavier Bertrand est le nouvel invité de l'émission « À l’EHPAD ! ». Alors qu'il est lui-même candidat à l'élection présidentielle de 2027, il est d'emblée interrogé sur la multiplication des candidatures à droite par les habitants de la résidence. Une émission à voir dès maintenant sur publicsenat.fr et les chaînes YouTube de « À l’EHPAD ! » et Ouest-France.

Le