Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
Bruno Retailleau, senateur LR. Discours de Gerard Larcher reelu President du Senat le 2 octobre 2023 au Senat a Paris. Paris, FRANCE - 02/10/2023 Bruno Retailleau, senator Les Republicains party. Speech of Gerard Larcher, reelected Senate President at the Senate on October 2, 2023 in Paris. Paris, FRANCE - 02/10/2023//04HARSIN_GERARDLARCHERPRESIDENTSENAT030/Credit:ISA HARSIN/SIPA/2310021848

[Info Public Sénat] Après la nomination de Michel Barnier, le groupe LR du Sénat décide finalement de ne pas changer de nom

Après la rupture avec Éric Ciotti, le groupe Les Républicains du Sénat avait décidé d’imiter celui de Laurent Wauquiez à l’Assemblée nationale et de changer de nom. Mais la nomination du LR, Michel Barnier a changé la donne. Aux journées parlementaires de la droite sénatoriale, il a été décidé « qu’il était urgent d’attendre ».
Simon Barbarit

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Il n’y aura pas de groupe « Droite républicaine » au Sénat, en tout cas pas dans l’immédiat. En juillet dernier, encore marqué par la « trahison » d’Éric Ciotti parti s’allier au RN en pleine campagne, le changement de nom semblait pratiquement acté et devait être confirmé aux journées parlementaires d’Annecy qui se sont tenues la semaine dernière.

Le président du groupe, Bruno Retailleau avait demandé il y a quelques semaines aux élus de faire des propositions en ce sens. « Je pense qu’il faut reconstruire un grand parti de droite pour la France. La marque LR est morte », avait même affirmé Bruno Retailleau, le 8 juillet sur TF1

Elu à la tête d’un groupe de 47 membres, le nouveau député, Laurent Wauquiez avait, lui opté pour l’appellation « Droite Républicaine ». Frédérique Puissat, sénatrice LR de l’Isère, chargée de sonder ses collègues sénateurs avait à l’époque évoqué la possibilité de reprendre ce nom. Une manière d’afficher l’unité entre les deux groupes parlementaires depuis l’élection de Laurent Wauquiez.

Mais ça, c’était avant. Avant la nomination de Michel Barnier à Matignon. « Nous avons acté à Annecy qu’il était urgent d’attendre. Vous-même, les médias, vous ne cessez de rappeler que le nouveau Premier ministre est un Républicain et en quelque sorte vous mettez le projecteur sur notre formation politique. La deuxième raison, c’est qu’Éric Ciotti a lui-même créé son propre parti (Union des Droites pour la République). Donc, la confusion est moins évidente. Et enfin, nous considérons que sous la Ve République, il n’est pas bon de déconnecter les groupes parlementaires des partis », justifie Frédérique Puissat, précisant que la situation n’est pas la même à l’Assemblée nationale puisqu’Éric Ciotti est aussi député.

C’est la raison pour laquelle, les sénateurs LR ont décidé de lier la décision du changement de nom, à l’évolution de la bataille judiciaire opposant Éric Ciotti au parti. Le 14 octobre une nouvelle audience devra se prononcer pour savoir si Éric Ciotti peut conserver la présidence de LR. « Il y a une dimension symbolique à un changement de nom mais aussi des implications financières et pratiques donc nous allons attendre de voir comment va évoluer la situation au niveau du parti », conclut Frédérique Puissat.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le