Politique
A une large majorité, les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur la simplification de la vie économique. Contre la volonté du gouvernement, le texte supprime les zones à faibles émissions.
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Par Simon Barbarit
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L’annulation par la Cour suprême américaine l’arrêt Roe v. Wade, qui protégeait constitutionnellement le droit à l’avortement continue de provoquer des réactions en France. La nouvelle cheffe de file des députés Renaissance, Aurore Bergé a annoncé samedi le dépôt d’une proposition de révision constitutionnelle pour inscrire « le respect de l’IVG » dans la Constitution.
Ce lundi, l’ancienne ministre des familles de l’enfance et des droits des femmes, et actuelle sénatrice socialiste, Laurence Rossignol annonce a son tour le dépôt d’une proposition de loi par son groupe politique. « Nous proposons d’inscrire l’égal accès à l’IVG et à la contraception dans le préambule du 27 octobre 1946 qui garantit les droits fondamentaux », indique-t-elle à Public Sénat.
Pour mémoire, en 2017, le groupe communiste, par la voix de la sénatrice Laurence Cohen, avait déjà déposé une proposition de loi visant à constitutionnaliser le droit à l’avortement dans la Constitution, en inscrivant ce droit dans l’article 34 de la Constitution. Mais pour Laurence Rossignol, « l’article 34 ne fait que déterminer ce qui est du domaine de la loi et du règlement. Il faut être plus direct et faire du droit à l’avortement une liberté fondamentale », insiste-t-elle avant de préciser : « Nous avons proposé aux élus du groupe CRCE (Groupe Communiste républicain citoyen et Écologiste) de se joindre à nous mais ils ont préféré rester sur leur texte ».
Contactée par publisenat.fr, Laurence Cohen annonce à son tour le dépôt prochain d’une « version toilettée » de sa proposition de loi de 2017.