Infographie. La galaxie plurielle d’Emmanuel Macron
État des lieux des soutiens déclarés et des troupes qui gravitent et autour d’Emmanuel Macron.

Infographie. La galaxie plurielle d’Emmanuel Macron

État des lieux des soutiens déclarés et des troupes qui gravitent et autour d’Emmanuel Macron.
Public Sénat

Temps de lecture :

5 min

Publié le

Mis à jour le

Treize mois après le lancement de son mouvement « En Marche ! », les soutiens d'Emmanuel Macron se sont multipliés, dans plusieurs familles politiques.

Une majorité de soutiens à gauche

Les fidèles de la première heure ont été élus sous les couleurs du PS. L’un des hommes de confiance d’Emmanuel Macron, Richard Ferrand (secrétaire général du mouvement), tout comme le porte-parole Christophe Castaner sont tous les deux députés socialistes. Début 2015, ils avaient été respectivement le rapporteur et le co-rapporteur de la loi Macron.

Emmanuel Macron peut également compter sur de précieux relais au Sénat. Les sénateurs François Patriat, Nicole Bricq ou encore plus tard en 2016, Bariza Khiari, figurent parmi les premiers parlementaires à avoir rallié l’ancien ministre de l’Économie.

L’aide de l’influent sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb a également été bienvenue pour collecter les signatures nécessaires à la candidature.

Plusieurs membres du gouvernement ont également apporté leur soutien au candidat d’En Marche au fil de ces dernières semaines, notamment à l’approche du scrutin. Mais tous les soutiens ne se valent pas. Si Emmanuel Macron cite dans ses discours Ségolène Royal, ou encore Jean-Yves Le Drian, dont il salue régulièrement l’expérience. En revanche, le vote de Manuel Valls fait figure de soutien gênant et a été accueilli d’abord froidement (« Je n’ai pas fondé une maison d’hôtes »), même si l’ancien Premier ministre plaide pour « un choix de raison » et réfute l’idée d’un « ralliement ».

Plusieurs centristes de poids l’ont rejoint

L’un  des apports déterminants dans la candidature d’Emmanuel Macron est sans doute venu de l’alliance proposée par François Bayrou le 22 février. Contre quelques conditions – moralisation de la vie politique, introduction de la proportionnelle et probablement quelques accords aux législatives – ce ralliement a évité un éparpillement des voix qui aurait pu être fatal au candidat et lui a permis de s’affirmer sur un cheminement centriste.

Le positionnement très pro-européen d’En Marche ! a également séduit deux figures du parlement européen : Jean Arthuis (ce qui lui a valu une exclusion de l’UDI) et Sylvie Goulard, à l’origine de la rencontre entre la chancelière allemande Angela Merkel et Emmanuel Macron. En septembre, Jean-Christophe Lagarde, bien avant que ne soit scellé un accord électoral avec les Républicains, avait déclaré que son parti l’UDI avait « vocation à parler » avec En Marche.

Durant cet entre-deux-tours, c’est Jean-Louis Borloo, le fondateur de l’UDI, qui a fait part de son envie « d’aider Emmanuel Macron ». Sortant de sa retraite, l’ancien ministre s’est dit prêt « à se retrousser les manches deux ou trois ans pour donner un coup de main ».

Des ralliements à droite

Soucieux que la balance ne penche pas trop à gauche dans sa majorité, Emmanuel Macron a au fil du temps enregistré de nouveaux soutiens venus de la droite, notamment de la droite chiraquienne. Les anciens ministres Renaud Dutreil et Dominique Perben, mais aussi l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin et l’ancien président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré se sont ajoutés à la longue liste d’alliés. Jean-Paul Delevoye, l’ancien président du CESE, a lui hérité de la commission nationale d’investiture à En Marche.

Le ralliement du sénateur apparenté Les Républicains Jean-Baptiste Lemoyne le 15 mars a également été remarqué. Ce premier départ chez les parlementaires de la droite vient nourrir le discours d’En Marche sur la « recomposition » de la vie politique française et sur la remise en cause des clivages classiques.

Chez Les Républicains, menacés d’un schisme, on ne compte d’ailleurs plus les juppéistes favorables à travailler avec Emmanuel Macron. Ce mercredi, Christian Estrosi a encore une fois multiplié les signes en direction du vainqueur du premier tour, ne fermant pas la porte à une large coalition : « S’il n’y a pas de majorité du tout, qu’est-ce qu’on va faire ? (…) Notre devoir sera de ne pas laisser la France en panne pendant cinq ans ».

Place à la société civile

En attendant, Emmanuel Macron s’entoure également de représentants de la société civile : chercheurs, entrepreneurs, associatifs.

Pour composer son hypothétique gouvernement, l’ancien locataire de Bercy aura à cœur d’assurer le « rassemblement », comme il le répète régulièrement, mais aussi de permettre le « renouvellement ». Le candidat a annoncé un gouvernement « ramassé », d’une quinzaine de membres, dont la moitié serait issue de la société civile, « des hommes et des femmes qui ont l’expérience du terrain », souligne-t-il. Idem aux législatives.

Fin mars, il indiquait aux journalistes qu’il ne comptait pas installer d’anciens ministres au sein de son futur gouvernement car il « prône le renouveau des visages ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Infographie. La galaxie plurielle d’Emmanuel Macron
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le