Quatre départements sont encore en vigilance rouge crues ce mercredi 18 février (le Maine-et-Loire, la Charente-Maritime, la Gironde et le Lot-et-Garonne), après les crues historiques dans l’ouest de la France suite au passage de la tempête Nils. Mardi en fin d’après-midi, 20 000 foyers étaient encore privés d’électricité.
Les sénateurs du groupe radical (RDSE) Nathalie Delattre (Gironde) et Michel Masset (Lot-et-Garonne) « saluent » dans un communiqué « la mobilisation exemplaire de l’ensemble des services de l’État […] qui ont permis la mise en sécurité de nombreuses familles et, jusqu’à présent, d’éviter un drame humain. » Entre-temps, le préfet du Maine-et-Loire, François Pesneau, a annoncé mercredi matin sur BFMTV qu’un homme était « porté disparu depuis mardi soir après que son canoë a chaviré à Chalonnes-sur-Loire », laissant entendre qu’il y avait peu d’espoir de le retrouver vivant.
Adaptation au changement climatique
Face à cette situation, les sénateurs appellent « à une mobilisation totale de l’Etat », en insistant notamment sur l’accélération des dossiers d’indemnisation et des expertises des assurances. Nathalie Delattre et Michel Masset plaident aussi pour le « déblocage de fonds exceptionnels pour les collectivités » et un accompagnement « renforcé » des entreprises et des agriculteurs « au-delà des indemnisations. »
L’Etat « va tout faire pour que l’état de catastrophe naturelle puisse être décrété le plus rapidement possible quand la décrue sera là », a assuré sur BFMTV le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, en déplacement ce mercredi matin à Saintes (Charente-Maritime). L’Etat « va tout faire pour que les indemnisations puissent intervenir le plus rapidement possible », promet M. Lefèvre.
Un autre sénateur du groupe RDSE, Jean-Yves Roux appelle par ailleurs dans le même communiqué « à l’adoption rapide de deux textes [sur la prévention des inondations] actuellement à l’agenda des assemblées parlementaires » qui découlent de son rapport « Adapter la France aux dérèglements climatiques à l’horizon 2050 : urgence déclarée. »