Institutions : « Il n’y a pas trop de parlementaires en France » estime Jean-Pierre Sueur
Alors que plusieurs élus LREM commencent à douter des bienfaits d’une des promesses d’Emmanuel Macron : la réduction du nombre de parlementaires. Pour Jean-Pierre Sueur, la mesure envisagée est « démagogique ».

Institutions : « Il n’y a pas trop de parlementaires en France » estime Jean-Pierre Sueur

Alors que plusieurs élus LREM commencent à douter des bienfaits d’une des promesses d’Emmanuel Macron : la réduction du nombre de parlementaires. Pour Jean-Pierre Sueur, la mesure envisagée est « démagogique ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Qualifiée de « connerie populiste » par une députée de la majorité citée dans le quotidien Libération, la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de réduire d’un tiers le nombre de parlementaires, aurait-elle du plomb dans l’aile ? 

Au micro de Public Sénat, le vice-président socialiste de commission des lois, Jean-Pierre Sueur estime pour sa part qu’il « n’y a pas trop de parlementaires en France ». « Nous sommes finalement un petit nombre par département. Le département où je suis (Loiret), il y a 700 000 habitants et nous sommes trois sénateurs, soit un pour un peu plus de 200 000 habitants. Je n’ai jamais compris pourquoi il fallait réduire le nombre de parlementaires en France. Nous en avons moins qu’en Allemagne. On en a le même nombre que dans les autres pays d’Europe ».

Jean-Pierre Sueur en conclut que la promesse d’Emmanuel Macron « est peut-être un petit peu démagogique. Dire que (les parlementaires) coûtent de l’argent.... Ce n’est pas le Parlement qui crée de graves problèmes financiers dans ce pays » justifie-t-il avant d’ajouter qu’avec un tiers des parlementaires en moins, « presque la moitié des départements n’aura qu’un sénateur ». Pas vraiment de bon augure, selon lui, si l’on veut des élus plus proches du terrain.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le

BORDEAUX : second round of mayoral elections
17min

Politique

Municipales : les enjeux détaillés, parti par parti

Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.

Le

« Le gouvernement est à l’action », tient à rassurer Sébastien Martin.
4min

Politique

Prix des carburants : « Il n’y a pas de risque de pénurie », déclare Sébastien Martin

En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.

Le