Interactif. 30 personnalités à surveiller aux législatives

Interactif. 30 personnalités à surveiller aux législatives

Anciens ou actuels ministres, candidats vaincus à la présidentielle, ténors de l'Assemblée nationale, ou figures d'un parti : découvrez trente personnalités qui veuler briguer un nouveau mandat ou qui rêvent d'une première entrée au palais Bourbon.
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Dimanche 11 et dimanche 18 juin, ils remettent en jeu leur siège à l'Assemblée nationale ou rêvent d'y entrer pour la première fois. Survolez à la souris notre infographie interactive :

Jean-Christophe Cambadélis (PS)

L’actuel Premier secrétaire du PS est candidat à un cinquième mandat dans la 16e circonscription (19e arrondissement) de Paris, un secteur ou Jean-Luc Mélenchon (30%) et Emmanuel Macron (29,4%) étaient arrivés largement en tête au premier tour de la présidentielle. Il affrontera notamment le secrétaire d’État chargé du numérique Mounir Mahjoubi et Sarah Legrain (France insoumise).

Christophe Castaner (LREM)

Comme ses collègues, le secrétaire d’État Christophe Castaner joue sa place au gouvernement. Élu pour la première fois député en 2012 sous l’étiquette socialiste dans les Alpes-de-Haute-Provence, il est candidat à sa succession.

Éric Ciotti (LR)

Le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes est candidat à un troisième mandat successif dans une circonscription acquise à la droite depuis 1988. Face à lui, Caroline Reverso-Meinietti (République en Marche) mène sa première campagne politique.

Gilbert Collard (FN)

Élu de justesse en 2012 avec moins de 700 voix d’avance, le député du Rassemblement Bleu Marine n’est pas assuré d’être réélu dans la deuxième circonscription du Gard. Selon un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio paru le 4 juin, l’avocat est en difficulté : il serait battu par la torera Marie Sara dans un duel ou une triangulaire.

Alexis Corbière (FI)

Le très médiatique porte-parole de Jean-Luc Mélenchon durant la présidentielle, et du mouvement la France insoumise, tente une nouvelle circonscription. En 2012, il avait été battu dès le premier tour dans la 8e circonscription de Paris (12 et 20E arrondissement). Cette année, il est candidat dans la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis (Montreuil et Bagnolet), où Jean-Luc Mélenchon a obtenu 39% des voix à la présidentielle. Il affrontera notamment le député sortant PS Razzy Hammadi et Halima Menhoudj (LREM), l’une des adjointes du maire de Montreuil.

Emmanuelle Cosse (Parti écologiste)

L’ancienne ministre du Logement issue d’Europe Écologie Les Verts va tenter d’entrer au Palais Bourbon pour la première fois, en se présentant dans la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis, détenue par le PS depuis 1997 et dont le député sortant Michel Pajon a choisi de ne pas se représenter.

Cécile Duflot (EELV)

L’ancienne ministre du Logement et figure d’EELV est candidate à sa succession dans la sixième circonscription de Paris (11e et 20e arrondissement). Elle retrouve entre autres sur sa route Danielle Simonnet (France insoumise). Ici, la République en Marche a investi Pierre Person, le co-fondateur du collectif « Jeunes avec Macron ».

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)

Nicolas Dupont-Aignan, dont l’accord avec Marine Le Pen durant le second tour de la présidentielle avait été contesté localement, vise un cinquième mandat consécutif dans la huitième de l’Essonne (Yerres).

Myriam El Khomri (PS)

L’ancienne ministre du Travail va tenter de succéder à Christophe Caresche, député PS de la 18e circonscription de Paris. Elle était sa suppléante en 2012. Cette circonscription compte 25 autres candidats dont la militante anti loi Travail Caroline de Haas, soutenue par le PCF, EELV et Benoît Hamon. Face à Myriam El Khomri, La République en Marche n’a investi aucun candidat.

Richard Ferrand (LREM)

Le ministre de la Cohésion des territoires, dans la tourmente depuis les révélations du Canard Enchaîné, vise une réélection dans le Finistère (sixième circonscription), impérative pour conserver son poste au gouvernement.

Aurélie Filippetti (PS)

L’ancienne ministre de la Culture espère décrocher une troisième entrée à l’Assemblée nationale dans la première circonscription de la Moselle. À la présidentielle, Benoît Hamon était arrivé à la quatrième place, avec un score de 5,8%, inférieur à sa moyenne nationale.

Henri Guaino (divers droite)

Le député des Yvelines vient défier Nathalie Kosciusko-Morizet, investie par LR, dans la deuxième circonscription de Paris. Cette circonscription, traditionnellement à droite, est également marquée par la candidature dissidente de Jean-Pierre Lecoq, le maire LR du sixième arrondissement. Face à la droite divisée, Gilles Le Gendre (LREM), est donné largement gagnant aux deux tours par un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD (4 juin).

Benoît Hamon (PS)

Le candidat malheureux à la présidentielle Benoît Hamon vise sa réélection dans la 11e circonscription des Yvelines (Trappes). Dans son propre fief, il n’avait réalisé que 12,8% en avril dernier, un score décevant mais qui représentait le double de sa moyenne nationale.

Christian Jacob (LR)

Le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée est candidat à sa succession dans la quatrième circonscription de Seine-et-Marne, pour un quatrième mandat consécutif.

Nathalie Kosciusko-Morizet (LR)

Dans la deuxième circonscription de Paris, la candidate LR doit faire face à la dissidence de Jean-Pierre Lecoq, le maire LR du sixième arrondissement, mais aussi à la présence d’Henri Guaino. Le candidat LREM Gilles Le Gendre, est donné largement gagnant aux deux tours par un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD (4 juin).

Jean-Christophe Lagarde (UDI)

Dans la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis, (Drancy, Bobigny, Le Bourget), Jean-Christophe Lagarde vise un quatrième mandat. La présence d’une candidate LREM (Malika Maalem-Chibane), au centre de l’échiquier politique, pourrait changer la donne par rapport aux précédents scrutins. Ici, Jean-Luc Mélenchon avait réuni sur son nom 35% des suffrages et avait pris la tête en avril. Son candidat Ugo Portier espère surfer sur ce résultat.

Stéphane Le Foll (PS)

L’ancien porte-parole du gouvernement et ministre de l’Agriculture espère retrouver la quatrième circonscription de la Sarthe qu’il avait conquis en 2012, celle qui était longtemps tenue par François Fillon.

Bruno Le Maire (LREM)

Comme cinq autres membres du gouvernement candidats aux législatives, le ministre de l’Économie doit l’emporter pour rester à Bercy. L’ancien député LR l’avait emporté largement dans l’Eure en 2007 et 2012 dans ce secteur traditionnellement à droite. Son ancien parti LR a investi une candidate, Coumba Dioukhané.

Marine Le Pen (FN)

La deuxième finaliste de l’élection présidentielle et présidente du Front national Marine Le Pen retente la 11e circonscription du Palais-de-Calais, qui comprend notamment le canton d’Hénin-Beaumont. En 2012, au second tour, elle avait échoué de peu (49,89%) face à Philippe Kemel (PS). L’écart au second tour était de 118 voix entre les deux candidats.

Jean-Luc Mélenchon (FI)

Contrairement à 2012, le leader de la France insoumise n’ira pas défier Marine Le Pen. Il se présente cette année dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, dans laquelle il avait réalisé 38,4% à la présidentielle. Ses deux principaux adversaires sont Patrick Mennucci, le député socialiste sortant, et la candidate LREM Corinne Versini. D'après un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD publié le 20 mai, il est donné favori avec 38% devant Corinne Versini (24%) et Patrick Mennucci (13%) au premier tour. Il l’emporterait dans un duel avec 53% des voix au second.

Patrick Mennucci (PS)

Le député socialiste sortant de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône est en difficulté. Il serait battu au premier tour par Corinne Versini (24%), LREM, et surtout Jean-Luc Mélenchon (38%), d'après un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD publié le 20 mai.

Florian Philippot (FN)

Le vice-président du Front national présente de nouveau sa candidature dans la sixième circonscription de Moselle. Battu en 2012 (46,30%) par le socialiste Laurent Kalinowski (53,70%), il avait également essuyé une défaite aux municipales à Forbach en 2014.

François Ruffin

Scrutin disputé dans la première circonscription de la Somme (Amiens), sur les anciennes terres de Maxime Gremetz. Le réalisateur du documentaire Merci Patron ! et figure de Nuit Debout est soutenu par la France insoumise, le PCF ou encore Europe Les Ecologie Les Verts. Il sera opposé à l’ancienne secrétaire d’État socialiste Pascale Boistard (élue dans cette circonscription en 2012), mais aussi à l’acteur Franck de Lapersonne, candidat du Front national, Nicolas Dumont (LREM) et Stéphane Decayeux pour LR.

Marielle de Sarnez (MoDem)

Cette proche de François Bayrou, conseillère de Paris dans le sixième arrondissement, a été investie par LREM dans la 11e circonscription de la capitale (à cheval sur les 6e et 14e arrondissements). La ministre chargée des Affaires européennes joue son poste ministériel. Le député PS sortant (frondeur) Pascal Cherki fait partie des candidats.

Thierry Solère (LR)

Le député de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) avait été élu de justesse en 2012 face à Claude Guéant, avec une candidature dissidente. Candidat à sa succession, il n’aura pas de candidat LREM face à lui. En cas de réélection, il pourrait voter les textes du quinquennat qui iraient « dans le bon sens » comme il l’a indiqué à plusieurs reprises.

Marisol Touraine (PS)

Investie par le PS, l’ancienne ministre de la Santé a pris ses distances avec son parti, en retirant le poing à la rose de son affiche et en s’affichant ouvertement « candidate de la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron ». Sans candidat LREM en face d’elle, elle espère un quatrième mandat de députée.

Jean-Jacques Urvoas (PS)

Confortablement réélu (62,7%) en 2012 face au candidat de l’UMP, l’ancien Garde des Sceaux rêve d’un troisième mandat dans la première circonscription du Finistère (Quimper). Contrairement à d’autres de ses anciens collègues, il devra affronter un candidat LREM (Annaïg Le Meur).

Najat Vallaud-Belkacem (PS)

C’est sa première campagne législative. L’ancienne ministre de l’Éducation nationale est en difficulté dans la sixième circonscription du Rhône, face au candidat de la France insoumise Laurent Legendre, et surtout celui de la République en Marche, l’entrepreneur Bruno Bonnell. Selon un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, elle ne remporterait pas ce bastion du PS (depuis 1997), et serait battue avec 40%, contre 60% pour Bruno Bonnell.

Manuel Valls (divers gauche)

L’ancien Premier ministre Manuel Valls est menacé dans son fief de l’Essonne. Le député de la 8e circonscription (Évry), une circonscription à gauche depuis 1973, n’a ni été investi par le PS ni par La République en Marche, mais n’a pas non plus d’adversaires de ces partis face à lui. Élu pour la première fois en 2002, il fait désormais face à une campagne compliquée. Selon un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio (réalisé du 22 au 23 mai), il serait en tête au premier tour avec 30% des voix, contre 26% pour Farida Amrani, la candidate de la France insoumise. Au second tour, les candidats seraient au coude-à-coude aux alentours de 50% des voix.

Éric Woerth (LR)

Une triangulaire incertaine ? Le député-maire de Chantilly (1ère de l’Oise) vise un quatrième mandat. Stéphanie Lozano (LREM) espère tirer profit des attentes de renouvellement politique en France. La députée européenne FN Mylène Troszczynski est en embuscade.

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