Interception du bateau pour Gaza : François Bayrou trouve « inacceptable » l’utilisation du mot « otage »

Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le Premier ministre, François Bayrou a dénoncé le terme « d’otages » pour qualifier les membres d’équipage du voilier humanitaire Madleen, parmi lesquels l’eurodéputée Rima Hassan, arraisonné en début de semaine par Israël. Une réponse qui a provoqué la colère du groupe communiste qui a quitté l'hémicycle.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Un crime supplémentaire commis par l’occupant israélien » a dénoncé le sénateur communiste, Jean-Pierre Corbisez aux questions d’actualité au gouvernement. Il interpellait le ministre des Affaires étrangères sur le sort de quatre militants français, parmi lesquels l’eurodéputée LFI, Rima Hassan, qui se trouvaient à bord de l’équipage du voilier humanitaire Madleen à destination de Gaza. Ils sont dans l’attente d’une décision de justice de l’Etat israélien pour être expulsés. « Que fait la France ? Quand les otages français, dont une députée de la République, seront-ils libérés ? », a-t-il demandé l’élu.

Des mots qui ont fortement déplu au Premier ministre, François Bayrou qui lui a répondu à la place de Jean-Noël Barrot. « Je trouve inacceptable qu’un certain nombre de forces politiques utilisent, pour les 3 ou 4 personnes détenues en Israël, le mot otage », a-t-il estimé en rappelant que les 6 militants français se « sont vus offrir le choix de rentrer dans leur pays à l’instant et un certain nombre d’entre eux l’ont refusé ». François Bayrou a comparé cette situation avec celle des otages israéliens détenus par le Hamas. « S’ils s’étaient vus offrir la possibilité de rentrer dans leur pays, je vous assure qu’ils seraient rentrés. Et on n’utiliserait pas le mot d’otage pour eux. Je trouve inacceptable qu’on instrumentalise les choses de cette manière ».

Une réponse qui n’a pas été du goût du groupe communiste qui a décidé de quitter l’hémicycle en guise de protestation.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le