Interdiction des néonicotinoïdes : « L’objectif, c’est de couvrir le risque de perte de récolte pour 2023 », rappelle Marc Fesneau
A la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Agriculture est revenu sur sa rencontre avec les agriculteurs qui manifestaient, ce mercredi, contre la fin des dérogations à l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes.

Interdiction des néonicotinoïdes : « L’objectif, c’est de couvrir le risque de perte de récolte pour 2023 », rappelle Marc Fesneau

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Agriculture est revenu sur sa rencontre avec les agriculteurs qui manifestaient, ce mercredi, contre la fin des dérogations à l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

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Publié le

2 000 agriculteurs manifestaient ce mercredi à Paris contre la fin des dérogations à l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes, utilisés pour la culture de la betterave sucrière. Les néonicotinoïdes sont interdits depuis 2018 grâce à l’entrée en application de la loi sur la biodiversité (2016), mais la filière de la betterave avait obtenu une dérogation votée par le Parlement fin 2020, en raison d’une épidémie de jaunisse qui avait décimé les parcelles et mettait toute la filière en danger.

Il y a quelques jours, la Cour de Justice de l’Union européenne a jugé illégale la dérogation, ainsi que toutes les dérogations européennes, prenant de court les cultivateurs qui vont faire leurs semis dans les prochains jours.

Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a reçu dans la matinée une délégation issue de la manifestation. « Je reverrai demain la filière. L’objectif, c’est de couvrir le risque de perte de récolte pour 2023, de le couvrir à son maximum pour que les agriculteurs puissent s’engager avec sérénité dans la plantation de betteraves, et puis de trouver des perspectives pour 2024 et 2025, avec à la fois la recherche de solutions alternatives, soit avec des produits phytosanitaires qui sont autorisés, soit via des techniques alternatives sur lesquelles nous travaillons. Il faut qu’on arrive à travailler sur nos deux pieds », a déclaré Marc Fesneau à la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat.

Parmi les alternatives, c’est la piste d’une recherche variétale de plants de betterave qui résistent à la jaunisse qui est privilégiée mais « le temps de recherche de deux ou trois ans est court. Donc on sait qu’il faut un peu plus de temps que ceux qui disent sur les plateaux, Yakafokon », a tempéré le ministre.

 

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