Intérieur, justice, éducation parmi les “ministères prioritaires” pour le budget

Intérieur, justice, éducation parmi les “ministères prioritaires” pour le budget

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a affirmé mardi qu'il y aurait "des ministères prioritaires" dans le budget...
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Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a affirmé mardi qu'il y aurait "des ministères prioritaires" dans le budget du gouvernement, évoquant l'Intérieur, la Justice et l'Education nationale, à deux jours de la publication par la Cour des Comptes d'un audit sur la situation budgétaire.

"Il y a des ministères prioritaires : la sécurité est effectivement un emploi prioritaire, la justice est un ministère prioritaire, l'Education nationale est un ministère prioritaire. Les autres non", a déclaré Christophe Castaner sur CNews.

"En France (...) on a tendance à penser que l'on est un bon ministre lorsqu'on obtient plus pour dépenser plus. Ce temps-là est terminé, les Français ne supportent pas quand la dépense publique n'est pas juste, efficace", a-t-il ajouté.

"Quand on a donné ce cadre, que l'on veut réduire de 120.000 le nombre de fonctionnaires en France sur les 570.000 qui vont partir à la retraite dans les cinq ans, on sait qu'effectivement ce n'est pas sur l'Education nationale qu'on va diminuer, c'est peut-être plutôt sur les services du ministère de l'Economie et des Finances, ceux de M. Le Maire par exemple", a illustré M. Castaner également secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

Relancé sur le budget de la santé et des affaires sociales, il a précisé que "l'objectif est de faire 15 milliards d'euros d'économies dans la dépense publique. Ca ne veut pas dire moins de services dans les hôpitaux, mais c'est changer notre approche sur la dépense publique dans le service de la santé".

Et sur le budget du ministère des Armées ? "L'orthodoxie budgétaire ne veut pas dire donner moins de services, moins de sécurité, notamment sur l'armée. Et l'objectif est de porter à 2% du PIB notre budget de la Défense d'ici à 2025", a souligné M. Castaner.

Le porte-parole du gouvernement a indiqué attendre l'audit de la Cour des Comptes sur la situation budgétaire française, publié jeudi, pour pouvoir "faire cette opération (budgétaire) en transparence".

Lundi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a prévenu que si le gouvernement ne prenait pas de mesures "d'ici à la fin de l'année", il ne pourrait pas tenir son engagement européen de faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2017, tout en écartant des hausses d'impôts.

"Il faudra faire des efforts, (...) il faudra que dans chaque ministère on puisse peigner les dépenses programmées d'ici la fin de l'année, pour rattraper ce qui aurait glissé en début d'année", a confirmé Christophe Castaner.

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