Interruption du RER A : « Inacceptable » pour Élisabeth Borne
Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, était l’invitée de Territoires d’Infos ce jeudi. Elle demande un rapport sur l'incident du RER A qui a engendré trois jours d’interruption totale du trafic. 

Interruption du RER A : « Inacceptable » pour Élisabeth Borne

Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, était l’invitée de Territoires d’Infos ce jeudi. Elle demande un rapport sur l'incident du RER A qui a engendré trois jours d’interruption totale du trafic. 
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La ligne de transport ferroviaire du RER A - la plus empruntée d’Europe – a été rétablie ce jeudi, après trois jours d’interruption totale. Lundi dernier, un forage sur la voûte de la ligne a provoqué un écoulement d’eau boueuse de sable dans le tunnel du RER A entre les stations Charles-de-Gaulle-Etoile et La Défense. Invitée de Territoires d’Infos ce jeudi, la ministre chargée des Transports juge que « ce qui s’est passé est inacceptable. »

Élisabeth Borne demande « un rapport pour la semaine prochaine » aux entreprises en charge des travaux

La ministre précise qu’elle s’est rendue sur place au lendemain de l’incident et qu’elle a exprimé son mécontentement au maître d’ouvrage, la SNCF Réseau. Le groupement Eole (Bouygues travaux publics, Eiffage et Razel-Bec) est en charge du chantier. Élisabeth Borne dit avoir demandé aux entreprises « un rapport pour la semaine prochaine, pour comprendre ce qui s’est passé et comprendre ce qui s’est passé c’est d’abord éviter que ça ne se reproduise. » Concernant les travaux prévus sur de nouvelles lignes de métro, la ministre précise qu’elle demandera « à l’inspection de son ministère de faire un audit de l’organisation de ces chantiers » et d’affirmer qu’il « n’est pas possible que ce genre d’incident se reproduise. »

Les usagers du RER A seront-ils indemnisés ?

Concernant l’indemnisation des usagers qui n’ont pas pu emprunter le RER A trois jours durant, la ministre ne s’est pas engagée sur un éventuel remboursement. « Ce n’est pas de moi que ça relève » souligne-t-elle. « Je crois que les usagers attendent surtout que le trafic reprenne et heureusement c’est ce qu’il s’est produit ce matin » a-t-elle ajouté. 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Interruption du RER A : « Inacceptable » pour Élisabeth Borne
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le