Interview de Macron : « Des mots, des mots, pas de concret » pour Éliane Assassi
Pour Éliane Assassi, présidente du groupe communiste du Sénat, « on a assisté à un dialogue entre le Président et un journaliste », lors de l’entretien du chef de l’État sur TFI.

Interview de Macron : « Des mots, des mots, pas de concret » pour Éliane Assassi

Pour Éliane Assassi, présidente du groupe communiste du Sénat, « on a assisté à un dialogue entre le Président et un journaliste », lors de l’entretien du chef de l’État sur TFI.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Interrogée sur l’intervention d’Emmanuel Macron dans le JT de 13 heures sur TFI ce jeudi, Éliane Assassi, présidente du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste au Sénat, reste largement sur sa faim.

« Je suis un peu circonspecte devant cette initiative » commente la sénatrice de Seine-Saint-Denis. D’après elle, « il a fait la démonstration qu’il voulait rester droit dans ses bottes (…) et qu’il voulait faire preuve de fermeté » face aux diverses protestations sociales.

Globalement, Éliane Assassi ne retient rien de très « concret » de cet entretien et considère qu’au sujet des retraités, bien qu’il ait entendu leur « désespérance », le chef de l’État « ne leur propose rien pour leur avenir et surtout pour leur pouvoir d’achat ». Qu’a-t-elle retenu de l’interview ? « Rien, des mots, des mots, pas de concret, des annonces » répond-elle.

Concernant le dossier de la SNCF, Macron a annoncé la reprise progressive par l’État d’une partie de la dette, au fur et à mesure de la mise en œuvre de la réforme. La sénatrice reste dubitative: « En disant ça, on dit tout et rien ! Si le Président est aussi assuré qu’il y aura une reprise de la dette par l’État, il nous faut plus de signes concrets, il ne nous a rien dit de concret ce midi ». Elle ajoute : « On a assisté à un dialogue entre le Président et un journaliste, mais je ne suis pas sûre que les Français aient pu extraire des choses qui leur feraient dire que demain leur vie sera meilleure que celle d’aujourd’hui».

D’après elle, l’émission «  a assuré une certaine fermeté » et estime que c’est un « chemin dangereux » de la part du président de la République.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le