Interview Macron: un combat de « catch », sans annonces concrètes pour Les Républicains
Les Républicains ont déploré lundi l'absence d'annonces concrètes et de réponses aux problèmes des Français lors de l'interview d...

Interview Macron: un combat de « catch », sans annonces concrètes pour Les Républicains

Les Républicains ont déploré lundi l'absence d'annonces concrètes et de réponses aux problèmes des Français lors de l'interview d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les Républicains ont déploré lundi l'absence d'annonces concrètes et de réponses aux problèmes des Français lors de l'interview d'Emmanuel Macron la veille, ainsi que la forme prise par l'entretien, qui a viré au combat de "catch" et "affaiblit la fonction présidentielle".

Emmanuel Macron "a maintenu son cap" dimanche sur BFMTV/RMC et Mediapart et est apparu comme "le président des injustices", "déconnecté des réalités, qui n'a pas mesuré encore cette colère sociale et populaire", a critiqué Damien Abad, un des vice-présidents du parti, sur CNews.

Sur la forme, "il a été parfois confus", a "manqué de hauteur par rapport à la fonction présidentielle". "Les Français n'attendaient pas qu'il fasse un match de boxe ou un match de catch. On attend d'un président de la République qu'il fixe des orientations", a-t-il poursuivi, jugeant que l'exercice "affaibli(ssait) l'autorité présidentielle".

Sur le fond, "ça n'a rien changé et surtout il n'y a eu quasiment aucune annonce, aucune mesure concrète" en deux interviews, jeudi et dimanche.

Une des porte-parole des Républicains, Laurence Sailliet, a dit sur RFI avoir eu "l'impression d'assister à une comédie politique avec toute une mise en scène".

"Si je ne m'abuse c'est le président de la République qui a choisi la forme car ça l'amuse, il a essayé de faire différents formats, c'est un jeu de rôles, un jeu de communication, on ne va pas l'en plaindre", a-t-elle remarqué, interrogée sur le ton de l'interview de dimanche soir, musclé.

Elle a noté qu'"on vous parle comme vous vous laissez parler". "Il a voulu jouer ce jeu de catch américanisé, il a choisi les journalistes, il connaît le franc parler des uns et des autres, donc il s'est mis dans cette situation", a-t-elle ajouté.

"C'est un moyen aussi pour lui de privilégier la forme et pas le fond et c'est bien là le problème, le fond de la politique qu'il mène". Au final, "les Français n'ont pas obtenu de réponses, rien n'a changé sur le pouvoir d'achat, rien n'a changé dans la lutte contre l'immigration", a-t-elle dénoncé.

Sur RTL, le sénateur LR Bruno Retailleau a estimé que l'entretien de dimanche "était une émission pour des spécialistes, pour des journalistes. Je ne sais pas ce que les Français auront retenu, je ne sais pas si pendant les 2H40 ils sont restés devant leur téléviseur", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Interview Macron: un combat de « catch », sans annonces concrètes pour Les Républicains
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Interview Macron: un combat de « catch », sans annonces concrètes pour Les Républicains
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le