Investitures En Marche: « Opération de recyclage du PS en déshérence », selon Baroin
François Baroin, chef de file LR pour les législatives, a estimé jeudi lors d'un déplacement à Bousbecque (Nord) que les...

Investitures En Marche: « Opération de recyclage du PS en déshérence », selon Baroin

François Baroin, chef de file LR pour les législatives, a estimé jeudi lors d'un déplacement à Bousbecque (Nord) que les...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Baroin, chef de file LR pour les législatives, a estimé jeudi lors d'un déplacement à Bousbecque (Nord) que les investitures d'En Marche! pour les échéances de juin étaient "une opération de recyclage du Parti socialiste en déshérence".

"On a un sentiment d'approximation", "ils ont récupéré les méthodes à l’ancienne d'un vieux parti de gouvernement", a affirmé à la presse le chef de file de "l'équipe de campagne de la droite et du centre" pour les législatives. Il effectuait dans le Nord son premier déplacement de campagne, accompagné d'Eric Woerth, chargé du projet, et de Christian Jacob, président du comité de campagne et chef de file des députés LR.

M. Baroin a également trouvé "assez curieux de diffuser à une semaine d'intervalle, avec au milieu la constitution d'un gouvernement, deux vagues de candidats investis de ce parti".

"C'est une opération de recyclage du Parti socialiste en déshérence. Plusieurs députés socialistes sortants sont intégrés, il y a beaucoup de membres de collaborateurs des ministères sortants de la présidence Hollande", a insisté le sénateur-maire LR de Troyes. "Le conseiller de communication très célèbre de François Hollande est également investi", a-t-il aussi ironisé, en allusion à Gaspard Gantzer, investi en Ille-et-Vilaine.

Selon M. Baroin, "au fond, En Marche! devient le nouveau Parti socialiste, qui tente de se moderniser derrière l'élan d'Emmanuel Macron", ce qui "permet déjà de lever les ambiguïtés". "Le partenariat avec le MoDem est aussi un penchant à gauche", à ses yeux.

A LR, "nous serons des candidats de la majorité pour la France, pour la baisse des impôts", tandis que les candidats d'En Marche! seront ceux "d'un pouvoir sortant, pour l'augmentation des impôts, notamment de la CSG", a-t-il également affirmé.

En marche! n'a pas investi de candidats face à plusieurs candidats LR, laissant ainsi la porte ouverte à d'éventuels ténors Républicains. Se retrouvent sans candidats macronistes contre eux, Bruno Le Maire, Thierry Solère (proche de Le Maire), Nathalie Kosciusko-Morizet, ainsi que les juppéistes Gilles Boyer et Enguerrand Delannoy, notamment.

"Les tentations d'ouverture ont toujours existé par le passé. Nicolas Sarkozy l'avait fait avec Bernard Kouchner, star du Parti socialiste, avec Jean-Pierre Jouyet, qui, semble-t-il, est à l'origine de la naissance politique d'Emmanuel Macron. Jacques Chirac s'y était essayé en 2002, ça n'avait pas marché. François Mitterrand l'avait fait, ça n'avait pas marche non plus", a fait observer M. Baroin.

Selon lui, "il ne faut pas confondre une logique d'alliance politique et la recomposition politique. Cette recomposition interviendra. Ce sont les Français qui la feront. Le reste, ce ne sont pas des prises de guerre", ce sont "plutôt des prises d'otages", a-t-il asséné.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le