Investitures MoDem / En Marche : « On attend que l’accord, tel que le président l’a arrêté, soit appliqué »
Le sénateur Michel Mercier, qui a conduit les négociations entre le MoDem et En Marche pour les législatives, rappelle que « depuis le départ », il y avait « un accord passé en François Bayrou et Emmanuel Macron », portant sur 113 circonscriptions.

Investitures MoDem / En Marche : « On attend que l’accord, tel que le président l’a arrêté, soit appliqué »

Le sénateur Michel Mercier, qui a conduit les négociations entre le MoDem et En Marche pour les législatives, rappelle que « depuis le départ », il y avait « un accord passé en François Bayrou et Emmanuel Macron », portant sur 113 circonscriptions.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Le MoDem est une formation politique majeure. » Le sénateur du Rhône Michel Mercier, qui a conduit les négociations entre le Modem et En Marche, est encore abasourdi après la publication hier de la liste candidats La République en Marche aux législatives, dans laquelle ne se retrouvent que 35 circonscriptions gagnables pour le MoDem.

« On était arrivé à un stade négociation qui portait sur un accord de 113 circonscriptions. Nous n’avons pas retrouvé cela dans l’annonce faite par M. Ferrand. Cela explique le fort mécontentement exprimé par François Bayrou », déclare à PublicSenat.fr le sénateur.

Hier, le président du Mouvement démocrate avait déclaré à l’AFP que la liste présentant les 428 premiers candidats d’En Marche était désapprouvée par son parti :

« La liste des investitures publiées cet après-midi est celle du mouvement politique En Marche!, elle n'est en aucun cas celle à laquelle le MoDem a donné son assentiment. »

« Le président a soutenu et encadré cet accord »

« On attend que l’accord tel qu’arrêté par le président soit appliqué », demande Michel Mercier, qui dément les affirmations de Richard Ferrand ce matin. Le secrétaire général d’En Marche a déclaré sur BFMTV :

« Avec le MoDem, on a un accord qui repose sur le fond : une loi sur la moralisation de la vie publique et une meilleure rémunération du travail. Il n'y a pas eu d'accord d'apothicaire avec le MoDem. »

« Depuis le départ il y a un accord passé entre François Bayrou et Emmanuel Macron », réagit Michel Mercier, « on a tout de suite vu l’efficacité du soutien de François Bayrou. Emmanuel Macron est arrivé en tête dans les sondages et il n’est plus jamais redescendu. » L’ancien Garde des Sceaux ajoute :

« Le président de la République a toujours été partisan de cet accord. Il l’a soutenu et encadré. »

Au-delà des 113 circonscriptions dont il parle, ce sont 144 circonscriptions au total, en comptant les circonscriptions non-gagnables, qui formaient l’accord l’électoral, selon le sénateur.

« Je continue les discussions dans ce cadre », a-t-il annoncé.

Ce vendredi soir, le MoDem doit réunir un conseil politique extraordinaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Investitures MoDem / En Marche : « On attend que l’accord, tel que le président l’a arrêté, soit appliqué »
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le