Politique
Invoquant une campagne « délétère » à Nice, le président des Républicains a refusé ce mercredi matin d’apporter son soutien au maire sortant, Christian Estrosi, en difficulté face à Éric Ciotti, allié du RN dans la capitale azuréenne.
Le
Par Henri Clavier
Temps de lecture :
3 min
Publié le
Mis à jour le
19 jours après le début de la guerre en Iran, l’issue du conflit reste incertaine. Alors que les Etats-Unis et Israël poursuivent leurs frappes, l’Etat Hébreu a intensifié ses attaques contre le Liban avec des frappes dans le sud du pays et à Beyrouth. L’Iran, après la mort d’Ali Larijani, continue ses ripostes contre Israël et les emprises américaines dans la région. Tué dans une frappe israélienne hier, Ali Larijani était un homme clé du système politique iranien et était le chef du Conseil suprême de sécurité nationale.
Au fil des assassinats de personnes clés du régime, la question de la solidité du régime revient inlassablement. « C’est une personnalité de premier plan qui disparaît. Le régime est en difficulté, il a perdu ses têtes, ses généraux », explique Antoine Basbous, Directeur de l’Observatoire des pays arabes et associé chez Forward Global. Depuis le début des frappes, une grande partie des dirigeants du pays ont été éliminés, y compris le guide suprême Ali Khamenei remplacé par son fils depuis. « Le nouveau venu n’a pas la même expérience n’a pas la même autorité » que celui qu’il remplace note Antoine Basbous pour expliquer l’impact que peuvent avoir les frappes Israélo-américaines sur le régime iranien.
Par ailleurs, Antoine Basbous rappelle que les hautes sphères du pouvoir iranien « continuent à être extrêmement pénétrées par les renseignements ». Le vaste réseau d’informateurs constitué par le Mossad et la CIA a notamment permis de faciliter les frappes ciblées, notamment celle ayant mené à la mort d’Ali Khamenei. Sur le plan interne, de nombreux dirigeants ont été éliminés sans que l’on puisse pour autant prédire un effondrement imminent du régime. « Le régime a encore une capacité de nuisance, mais il est extrêmement affaibli », résume Antoine Basbous.
Une capacité de nuisance que l’Iran a exprimée en bloquant le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce international. Depuis la fermeture du détroit, le prix du baril de pétrole a flambé et dépassé les 100 dollars. Malgré cela, l’Iran semble plus isolé que jamais et Antoine Basbous estime que « le régime n’a plus de ressources et n’a pas beaucoup d’amis ». Ce dernier évoque notamment la Russie qui se réjouit de l’augmentation du prix des hydrocarbures et la Chine dépendante des exportations iraniennes de pétrole mais peu encline à intervenir.
Par ailleurs, Antoine Basbous évoque également l’affaiblissement des « sentinelles de l’Iran » et notamment du Hezbollah, considérablement affaibli depuis 2024. « Le Hezbollah est très affaibli sur le plan populaire et est devenu un agent de l’étranger », résume Antoine Basbous. Après la mort du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et l’arrivée d’un nouveau Premier ministre au début de l’année 2025, le Liban a tenté de prendre des mesures pour endiguer l’influence du Hezbollah. « Le Liban a manqué une opportunité unique en 2025. Il y avait une opportunité unique pour le Liban de se redresser et d’affirmer sa souveraineté », déplore Antoine Basbous, constatant que l’influence du Hezbollah reste majeure.