Iran : « Nous mettrons tout en œuvre pour que le régime iranien sorte de sa logique de répression », assure Élisabeth Borne
Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, la Première ministre a été interpellée sur l’action de la France visant à faire cesser la répression en Iran. Elle a assuré que la France n’était pas « impassible » face à « la gravité de la situation ».

Iran : « Nous mettrons tout en œuvre pour que le régime iranien sorte de sa logique de répression », assure Élisabeth Borne

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, la Première ministre a été interpellée sur l’action de la France visant à faire cesser la répression en Iran. Elle a assuré que la France n’était pas « impassible » face à « la gravité de la situation ».
Simon Barbarit

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Ils avaient 23 ans. Ils sont morts pendus […] pour crime de guerre contre Dieu ». Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le patron des socialistes du Sénat, Patrick Kanner est revenu sur l’exécution Majidreza Rahnavard et Mohsen Shekari deux jeunes iraniens condamnés à mort pour avoir participé mouvement de contestation qui secoue l’Iran depuis trois mois. Neuf autres personnes sont toujours menacées de la peine capitale.

« Comment la France peut-elle agir au sein de l’Union européenne pour que cette répression cesse »

« Depuis le début de la contestation, plusieurs milliers de personnes ont été arrêtées, plusieurs centaines sont mortes […] Certes, des sanctions ont été prises par l’Union européenne. Certes, des condamnations internationales existent mais sont-elles suffisantes devant l’ampleur de la répression ? […] Comment la France peut-elle agir au sein de l’Union européenne pour que cette répression cesse et que la jeunesse iranienne remporte son combat de lumières face à l’obscurantisme ? » a interrogé Patrick Kanner sous une salve d’applaudissements.

La Première ministre a assuré « que face à la gravité de la situation », la France n’était pas « impassible ». « Nous agissons de manière forte, ferme et résolue ». Élisabeth Borne a détaillé les « sanctions significatives » prises avec les Etats membres de l’UE, contre le régime iranien telles que « le gel des avoirs, interdiction de pénétrer sur le territoire de l’Union, interdiction de mettre des ressources économiques à la disposition des personnes et entités concernés ».

« Ceux qui se trouvent en Iran ou envisagent de s’y rendre s’exposent à des risques de détention arbitraire »

« Nous mettrons tout en œuvre pour que le régime iranien sorte de sa logique de répression », a-t-elle ajouté.

La cheffe du gouvernement a également rappelé que le régime iranien ciblait des ressortissants français. « Certains sont détenus dans des conditions inacceptables. Nous continuons à exiger leur libération. Ceux qui se trouvent en Iran ou envisagent de s’y rendre s’exposent à des risques de détention arbitraire », a-t-elle mis en garde avant de conclure : « La France est et restera aux côtés de toutes celles et tous ceux qui combattent pour la liberté, pour les droits humains ».

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Iran : « Nous mettrons tout en œuvre pour que le régime iranien sorte de sa logique de répression », assure Élisabeth Borne
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le