Irma : « l’urgence, c’est de remettre en état les bâtiments endommagés »
Le délégué interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, Philippe Gustin, a indiqué vendredi...

Irma : « l’urgence, c’est de remettre en état les bâtiments endommagés »

Le délégué interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, Philippe Gustin, a indiqué vendredi...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le délégué interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, Philippe Gustin, a indiqué vendredi que "l’urgence" était de "remettre en état les bâtiments", lors d'un point presse à la préfecture de Basse-Terre, en Guadeloupe, après s'être rendu sur les deux îles.

Philippe Gustin a évoqué "les différentes étapes" de la reconstruction des îles du nord, lors de cette conférence de presse.

Et pour lui, "l’urgence, c’est de remettre en état les bâtiments endommagés" avec "des artisans locaux".

M. Gustin entend "organiser et rassembler tous ces artisans pour faire en sorte que ces travaux soient réalisés rapidement". Il en appelle à "un travail collectif".

"Les chiffres, a-t-il annoncé, sont largement revus à la baisse" concernant le taux de destruction à Saint-Martin. "Si 95% des bâtiments sont en effet touchés d’une façon ou d’une autre, on s’oriente plus vers une trentaine de pourcent de bâtiments totalement détruits".

Pour autant, "il n’y a pas encore de recensement complet de tous les dégâts" même si "on avance très vite", a-t-il précisé. M. Gustin a expliqué à l’AFP avoir rencontré "différents interlocuteurs comme des représentants du MEDEF ou encore de la fédération des bâtiments" afin d’évoquer les questions prioritaires.

Le délégué interministériel a indiqué que l’objectif affiché est de "faire de Saint-Martin un modèle en matière de développement durable". Il faut "faire qu’au moins cette catastrophe n’ait pas servi à rien", grâce à la construction "d’un habitat raisonné afin de mettre en avant le patrimoine naturel".

- "Comité ministériel mardi" -

A Saint-Barthélémy, l’attention va se concentrer sur les dégâts occasionnés à la caserne des pompiers, "l’enfouissement de lignes électriques" et la "couverture des téléphones portables" qui demeure "un vrai souci", selon M. Gustin.

Le délégué, nommé jeudi en conseil des ministres, a expliqué à l’AFP avoir rencontré jeudi Bruno Magras, président de la collectivité de Saint-Barthélémy, et a salué son "attitude extrêmement responsable".

Peu avant la venue d’Emmanuel Macron dans son île, Brunos Magras affirmait sur France Info : "Non, il n'y a pas besoin de l'État. Si l'État souhaite nous aider, bien évidemment que c'est naturel en tant que Français d'être aidé par l'État parce que c'est quand même l'État qui est propriétaire de son territoire" mais "nous n'allons pas quémander à l'État et pleurer au coin du bois en disant qu'il faut à tout prix nous aider. Nous avons une autonomie fiscale, je ne vais pas demander aux Français qui paient l'impôt de m'apporter leur contribution".

Interrogé par l’AFP, M. Gustin s’est presque félicité de cette déclaration : "On un élu qui a les moyens d’être responsable, on ne va pas s’en plaindre !".

Selon Philippe Gustin qui de retour à Paris va "mettre en place les équipes", la reconstruction des îles du Nord sera évoquée à Paris, mardi soir, lors d’un comité ministériel avec les ministres concernés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Irma : « l’urgence, c’est de remettre en état les bâtiments endommagés »
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le